Vague de "colis suspects" retrouvés aux Etats-Unis: les réactions

Donald Trump, Hillary Clinton, Melania Trump et Mike Pence
Donald Trump, Hillary Clinton, Melania Trump et Mike Pence - © ISOPIX

Un grand nombre de colis suspects ont été retrouvés ce jeudi aux Etats-Unis. Ils visaient des personnalités politiques mais aussi des médias américains. S'ils ont, à l'heure actuelle, tous été neutralisés, ils ont suscité une vague de réactions chez les politiques.

Tout à commencé mardi soir, près du domicile de Hillary Clinton, à New York où une membre de son administration a découvert un colis suspect. Mercredi matin, c'est à proximité du bureau de l'ancien président Barack Obama, à Washington, qu'un courrier similaire a été décelé. Ces colis suspects adressés à l'ancien président et de l'ancienne Secrétaire d'Etat ont été interceptés par les services de police

Une heure plus tard, les bureaux de la chaîne CNN et de Time Warner, à New York ont été évacués en raison d'un "engin suspect" avant que la police n'arrive sur les lieux. Après avoir envoyé une équipe de déminage sur place, les services de secours ont déclaré avoir trouvé un "tuyau de métal avec des fils électriques". De la poudre blanche qui se trouvait aussi dans le courrier va être analysé. Ce colis était adressé à John Brennan, selon la CNN. Il s'agit de l'ancien directeur de la CIA, il intervient fréquemment sur la chaîne pour dénoncer la politique de Donald Trump.

La tension a tourné à la psychose lorsque la police de Floride a indiqué avoir trouvé un colis suspect près du bureau de l'élue au Congrès américain Debbie Wasserman Schultz, ex-présidente du comité national du parti démocrate poussée à la démission en 2016 après avoir été accusée d'avoir favorisé Hillary Clinton contre Bernie Sanders aux primaires.

Deux autres personnalités démocrates noires, l'ex-ministre de la Justice d'Obama, Eric Holder, et la députée californienne Maxine Waters, ont aussi été visées par des colis suspects. Sans parler de fausses alertes concernant les bureaux de Manhattan du gouverneur démocrate de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, et le bureau à Washington de la députée californienne Kamala Harris.

Personne n'a revendiqué l'envoi de ces colis, survenu après qu'un engin explosif eut été retrouvé lundi dans la boîte aux lettres de la résidence new-yorkaise du milliardaire George Soros, démocrate notoire devenu une cible des nationalistes américains et européens, sans faire de victime.

Aucune arrestation n'a été annoncée. Mais le responsable du bureau antiterroriste du FBI à New York, Bryan Paarmann, a laissé entendre qu'il s'agissait d'envois coordonnés.

Des réactions à la chaine

Après ces découvertes à la chaîne, ce sont les réactions qui ont émergé de toutes parts. C'est la Maison Blanche qui a ouvert le flot de réactions via sa porte parole Sarah Sanders. Elle a martelé que les forces de l'ordre prendraient toutes les mesures nécessaires pour protéger les personnes menacées par ces actes "méprisables". La porte parole de la maison du chef d'Etat américain a déclaré que les "lâches" à l'origine des colis suspects "devront répondre de leurs actes devant la justice". 

Du côté du Sénat, son chef républicain, Mitch McConnell, a condamné ces actes. Il les a qualifié de "terrorisme intérieur" dans un communiqué. Il a également remercié les forces de l'ordre et les services postaux. Le républicain à la tête de la Chambre des représentants, troisième personnalité politique la plus puissante aux Etats-Unis, a à son tour durement condamné l'envoi de ces colis : "Nous ne tolérerons aucune tentative de terroriser des personnalités publiques", a-t-il publié sur Twitter. "Les responsables d'actes aussi répréhensibles doivent être traduits en justice.

Bill de Blasio, le Maire démocrate de la ville de New York, dans laquelle ont été retrouvés un grand nombre de ces colis, a pointé du doigt une "volonté de terroriser". Il a affirmé qu'il s'agit "clairement d'un acte de terrorisme", lors d'une conférence de presse.

L'ex-secrétaire d'Etat américaine et candidate démocrate à la présidentielle de 2016 Hillary Clinton, visée par l'un des colis retrouvés et potentiellement explosif, a déclaré que les Etats-Unis connaissaient "une période perturbante" et "de divisions profondes". "Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour nous rassembler", a-t-ajouté, s'exprimant en Floride, où elle s'apprêtait à participer à un événement..

À la Maison Blanche, Melania Trump a pointé ces "attaques lâches", ajoutant qu'elle condamnait "avec vigueur" les personnes qui font acte de violence.

Le vice-président Mike Pence a condamné des "actes lâches et méprisables qui n'ont pas leur place dans la société américaine". Il a ajouté que seraient déployées "toutes les ressources du FBI et des services secrets américains, collaboration avec les forces de l'ordre" pour faire la lumière sur cette affaire. Le vice-président a conclu affirmant que les responsables seraient emmenés en justice.

Dernière réaction, sans doute la plus attendue, celle du président Donald Trump. Depuis sa résidence, il a appelé les citoyens à l'unité, répétant que la "violence politique" n'avait pas sa place aux Etats-Unis.

"Dans des moments comme celui-ci, nous devons nous rassembler", a déclaré le président avant d'ajouter : "Les actes et les menaces de violence politique de quelque nature que ce soit n'ont pas leur place aux Etats-Unis". Cette situation a généré chez Donald Trump un sentiment de "colère" qui l'encourage à "faire toute la lumière" sur cette affaire. Le président américain, qui n'a pas évoqué les noms de son prédécesseur et son ex-rivale, a souligné que toutes les ressources nécessaires seraient déployées pour faire avancer l'enquête de la police fédérale.

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