USA: Trump annonce le départ du chef des services de renseignement

John Ratcliffe, élu du Texas à la Chambre des Représentants, le 24 juillet 2019 à Washington
John Ratcliffe, élu du Texas à la Chambre des Représentants, le 24 juillet 2019 à Washington - © ALEX WONG

Le président Donald Trump a annoncé dimanche que le chef des services de renseignement américains, Dan Coats, quitterait son poste en août et qu’il avait l’intention de le remplacer par le représentant John Ratcliffe.

M. Coats cessera le 15 août ses fonctions en tant que Directeur du renseignement national (DNI), un poste qui supervise et coordonne les activités de la CIA, de la NSA et des autres services de renseignement américains.

Nombreux désaccords

Au cours de son mandat, M. Coats a régulièrement été en désaccord avec M. Trump sur des sujets de première importance et il semble avoir été parfois tenu à l’écart de certains dossiers, mais il s’est efforcé d’éviter une confrontation ouverte avec le président.

M. Trump a annoncé sur Twitter son intention de désigner pour le remplacer John Ratcliffe, un des élus du Texas à la chambre des Représentants. M. Ratcliffe siège actuellement dans les commissions du renseignement, de la justice et de la sécurité intérieure de la Chambre des représentants.

"Ancien procureur, John guidera et inspirera de la grandeur au Pays qu’il aime", a écrit M. Trump, qui a remercié M. Coats pour les "grands services rendus à notre Pays".

Si la désignation de M. Ratcliffe est approuvée par le Congrès, M. Trump aura en lui un chef du renseignement qui sera plus en harmonie avec ses vues que ne l’a été M. Coats.

M. Ratcliffe a par exemple déclaré qu’il n’avait "pas vu de preuve" qu’une ingérence de la Russie dans l’élection présidentielle de 2016 ait contribué à la victoire de M. Trump. Il a aussi soutenu la ligne dure du président républicain sur le dossier iranien.

 

 

 

 

Le 24 juillet dernier, Robert Mueller, ancien procureur spécial, était auditionné au Congrès, à propos de son enquête sur une possible collusion entre la Russie et l’équipe de campagne de Donald Trump pendant la présidentielle de 2016. Parmi les élus présents : John Ratcliffe.

Dans son intervention, il défend clairement Donald Trump. Il demande à Robert Mueller : " Connaissez-vous d'autres exemples ou le Département de Justice a estimé qu'une personne n'était pas disculpée parce que son innocence n'était pas clairement établie? [...] Vous n'en avez pas parce que ça n'existe pas. [...] Le job du procureur spécial n'était pas de démontrer l'innocence de Donald Trump parce que la pierre angulaire de notre système judiciaire est la présomption d'innocence. Elle existe pour tout le monde, y compris un président en exercice. "

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