USA : la Cour suprême inflige un revers à Trump, elle valide le statut de 700.000 jeunes migrants, les Dreamers

USA : la Cour suprême inflige un revers à Trump, elle valide le statut de 700.000 jeunes migrants, les Dreamers
USA : la Cour suprême inflige un revers à Trump, elle valide le statut de 700.000 jeunes migrants, les Dreamers - © SAUL LOEB - AFP

La Cour suprême des Etats-Unis a infligé un camouflet jeudi à Donald Trump en validant les protections accordées par son prédécesseur à 700.000 jeunes migrants, les Dreamers, que le milliardaire républicain voulait supprimer.

La haute Cour a jugé "capricieuse" et "arbitraire" la décision de l’administration républicaine de mettre un terme au programme adopté par le président démocrate Barack Obama, qui protège de l’expulsion les immigrés de moins de 30 ans, arrivés clandestinement dans leur enfance aux Etats-Unis.

Le chef de la Cour John Roberts a joint sa voix à ses quatre collègues progressistes pour cette décision prise à une courte majorité (cinq juges sur neuf).

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Provocations et coups médiatiques

Grâce à leurs provocations et à leurs coups d’éclat médiatiques, les "Dreamers", ces jeunes sans-papiers vivant depuis leur enfance aux Etats-Unis, sont devenus les fers de lance du mouvement en faveur d’une réforme du système américain d’immigration.

Les "Dreamers" sont les "avocats les plus efficaces" en faveur de la réforme du système, un projet relancé par l’administration Obama mais aujourd’hui bloqué au Congrès, pointait en 2013 le politologue Gary Segura, directeur de la société d’enquêtes d’opinion Latino Decisions.

Ces jeunes "rêveurs" (dont le surnom fait référence au Dream Act, un projet de loi de réforme de l’immigration de l’administration Obama n’ayant pas obtenu l’aval du Congrès), souvent étudiants, ont grandi aux Etats-Unis. Ils y sont pourtant entrés illégalement, quand ils étaient encore de très jeunes enfants, avec leurs parents. Et aujourd’hui, ils ne peuvent ni passer leur permis de conduire, ni ouvrir un compte en banque, ni obtenir une bourse ou travailler légalement.

Originaires pour la plupart d’Amérique latine, certains d’entre eux ne parlent même pas espagnol couramment. Une expulsion est souvent pour eux synonyme de découverte d’un pays et d’une culture qui leur sont totalement inconnus.

Un long combat

En 2011, ils avaient enjoint directement Barack Obama à faire cesser les expulsions et à changer le système migratoire américain. Un an plus tard, l’administration démocrate lançait un programme permettant à des centaines de milliers de jeunes sans-papiers de régulariser leur situation en obtenant un permis de travail de deux ans.

 

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