USA: face à Trump et son discours sur l'état de l'Union, il y aura un... Kennedy

Face à Donald Trump, qui prononce mardi son discours annuel sur l'état de l'Union au Congrès, les démocrates ont choisi le dernier descendant de l'illustre famille politique des Kennedy, Joe Kennedy, pour incarner leur opposition.

Joseph Kennedy III, 37 ans, est le petit-neveu du président démocrate assassiné en 1963 John F. Kennedy, et le petit-fils de Robert Kennedy, ancien ministre de la Justice, lui aussi assassiné alors qu'il était candidat aux primaires démocrates pour la Maison Blanche en 1968.

Ce grand homme roux aux yeux bleus a la silhouette et la mâchoire carrée de ses illustres prédécesseurs. Il a été élu à la Chambre des représentants en 2012 et réélu deux fois depuis, dans sa circonscription du Massachusetts, près de Boston, bastion familial. Son père, Joseph Kennedy II, a lui aussi été Congressman dans cette région.

Il a été choisi pour un exercice à la fois honorifique et ingrat, en raison de son format: il s'agit de délivrer une allocution télévisée de quelques minutes après le long discours du président américain devant les deux chambres réunies du Congrès.

Ce message vidéo, que Joe Kennedy prononcera depuis un lycée du Massachusetts, fait rarement les gros titres, a fortiori si le président a multiplié les annonces auparavant.

Il y a souvent plus de coups à prendre que de points à gagner: le sénateur républicain Marco Rubio, en 2013, avait interrompu son discours pour chercher une bouteille d'eau, qu'il avait bue pendant de pénibles secondes sans lâcher l'objectif du regard, un moment entré dans les annales de la politique américaine. D'autres ont récité leur texte sans erreur, pour tomber aussitôt aux oubliettes.

Reste que le choix de Joe Kennedy illustre la volonté du parti démocrate de rajeunir son image. A la Chambre, les numéro un et deux du parti d'opposition sont septuagénaires; au Sénat, ils ont 67 et 73 ans.

L’un de ses discours récents montre que la rhétorique du jeune élu trouve son public. Prononcé après les violences racistes de cet été à Charlottesville, il a été vu plus de 15 millions de fois sur Facebook.

Un autre, sur le droit aux soins, a retenu l’attention des caciques démocrates.

" Ouah. Ce Kennedy-là pourrait devenir président ", avait alors commenté Howard Dean, ancien patron du parti.

Les républicains du comité America Rising n’ont pu trouver que quelques défauts au jeune Kennedy: selon eux, il est " riche et ennuyeux ". Son patrimoine est en effet estimé à 18 millions de dollars, la 22e fortune du Congrès.

Sujet du JT 13h de ce 31 janvier :

Son clip de campagne (en anglais)

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