USA : démission d'un porte-parole de Biden qui avait menacé une journaliste

Maison-Blanche à Washington, le 19 janvier 2021 (image d'illustration)
Maison-Blanche à Washington, le 19 janvier 2021 (image d'illustration) - © MANDEL NGAN - AFP

La Maison Blanche a annoncé samedi qu'elle avait accepté la démission d'un porte-parole du président Joe Biden qui avait menacé une journaliste et lui avait tenus des propos sexistes lors d'un échange téléphonique. TJ Ducklo, 32 ans, qui faisait partie de l'équipe de campagne de Joe Biden, avait rejoint la Maison Blanche après l'élection présidentielle, devenant l'un des adjoints de Jen Psaki, la porte-parole de l'exécutif américain.

A la suite de l'incident, il avait initialement été suspendu sans salaire. Mais la présidence a maintenant accepté la démission qu'il a présentée, a déclaré Jen Psaki dans un communiqué. Selon le magazine Vanity Fair, TJ Ducklo avait eu une conversation téléphonique houleuse avec une journaliste du site Politico, Tara Palmeri, qui l'avait interrogé sur la relation intime qu'il entretenait depuis plusieurs mois avec une autre journaliste, Alexi McCammmond, du site Axios, et sur les questions éthiques que cela pourrait soulever.

Je vais vous détruire

"Je vais vous détruire", avait lancé TJ Ducklo à Tara Palmeri, selon le récit de l'incident fait par Vanity Fair, et il avait de plus "tenu des propos péjoratifs et misogynes" envers la journaliste. Tara Psaki a précisé que la Maison Blanche avait accepté la démission de TJ Ducklo après avoir parlé avec lui samedi soir. "Nous avons l'engagement de lutter tous les jours pour respecter les normes fixées par le président en traitant les personnes avec respect et dignité", a dit Tara Psaki dans son communiqué.

Lorsque l'incident avait été révélé vendredi, Tara Psaki avait déclaré que TJ Ducklo avait présenté ses excuses à la journaliste de Politico "avec laquelle il avait eu une conversation houleuse sur sa vie personnelle". TJ Ducklo a publié sur Twitter un communiqué dans lequel il déclare regretter ses "actions intolérables". 

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