USA: 2e débat télévisé, B. Obama veut se rattraper, M. Romney confirmer

Mitt Romney et Barack Obama
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Mitt Romney et Barack Obama - © Chip Somodevilla (AFP)

Barack Obama tentera mardi de reprendre l'avantage sur Mitt Romney lors d'un deuxième débat télévisé, après une première prestation ratée qui lui a coûté son avance dans les sondages, désormais très serrés à trois semaines de la présidentielle américaine.

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De son côté, le républicain, devant des dizaines de millions de téléspectateurs, devra contenir l'offensive que lui annonce le camp démocrate tout en convainquant ses compatriotes qu'il possède l'envergure pour devenir leur 45e président.

Barack Obama et Mitt Romney se retrouveront sur la scène de l'université Hofstra à Hempstead, à 40 km à l'est de New York, à 21h00 (01h00 GMT mercredi, 3h du matin, heure belge) pour 90 minutes, dans un format différent de celui du 3 octobre à Denver (Colorado) puisque le public pourra poser des questions.

Les collaborateurs de Barack Obama ont juré que leur champion s'emploierait à faire oublier le président sans ressort dominé il y a deux semaines lors du premier rendez-vous. "Attendez-vous à ce qu'il soit ferme mais respectueux", a affirmé lundi sa porte-parole, Jennifer Psaki.

Elle a aussi prévenu que "Mitt Romney essaiera de déformer son propre programme", un reproche opposé par les démocrates au républicain depuis que son recentrage a semblé désarçonner le président au premier débat.

Les proches de Mitt Romney ont tenté d'atténuer la pression sur leur candidat en rappelant que Barack Obama avait l'expérience de ce format.

"Le président Obama passera une meilleure soirée que la dernière fois", a affirmé à l'AFP Ryan Williams, porte-parole de la campagne, en disant s'attendre à "un président plus agressif". En écho à Jennifer Psaki, il a estimé que Barack Obama aurait recours à "des attaques malhonnêtes et négatives".

Politique étrangère et questions intérieures seront abordées à Hofstra. Mitt Romney devrait attaquer encore le président sur la Libye, après l'attentat du 11 septembre contre le consulat de Benghazi, dans lequel a péri notamment l'ambassadeur. La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a dit lundi soir assumer la responsabilité de la gestion de cette affaire.

Le coude à coude se maintient

Dès les jours qui avaient suivi le débat de Denver, Barack Obama a subi un décrochage dans les intentions de vote, cédant quelque quatre points au niveau national à l'ancien gouverneur du Massachusetts (nord-est). Lundi soir, la moyenne des sondages du site RealClearPolitics montrait une égalité quasi-parfaite entre les deux candidats.

Si Barack Obama jouit encore, selon une majorité de sondages, d'une avance dans des Etats-clé comme l'Ohio dont Mitt Romney a besoin pour s'imposer, une nouvelle défaite pour le président pourrait s'avérer difficile à surmonter.

Barack Obama s'est isolé depuis samedi avec ses conseillers dans un complexe hôtelier de Williamsburg en Virginie, à 250 km au sud de Washington. Il est attendu à Hofstra mardi en début d'après-midi. Mitt Romney s'est quant à lui préparé dans sa résidence du Massachusetts.

Après le débat, animé par la journaliste de CNN Candy Crowley, Barack Obama et Mitt Romney repartiront en campagne: mercredi, Barack Obama sera attendu dans l'Iowa et l'Ohio, deux parmi la dizaine d'Etats pouvant faire basculer l'élection le soir du 6 novembre. Mitt Romney a prévu de se rendre dans un autre territoire stratégique, la Virginie.

Alors que le vote anticipé était en cours dans 44 Etats sur 50 mardi, l'équipe de campagne de Barack Obama indiquait que, dans les Etats-clés, plus de démocrates s'étaient rendus aux urnes que de républicains, signe d'une mobilisation importante pour le président.

Ce dernier a d'ailleurs prévenu qu'il irait voter dès le 25 octobre à Chicago, tandis que son épouse Michelle a voté par correspondance dès lundi. Tous deux ont appelé leurs partisans à les imiter.

Mais Rich Beeson, directeur politique de la campagne de Mitt Romney, a répliqué dans un mémorandum lundi que "le président Obama cannibalisait sa participation du 6 novembre" et n'entamait pas les réserves d'électeurs centristes, sur lesquelles les républicains comptent pour reconquérir la Maison Blanche.

AFP

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