Union européenne : Gilles le Suisse s'en va t'en Macédoine du Nord

Union européenne: Gilles le Suisse s'en va-t'en Macédoine du Nord
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Union européenne: Gilles le Suisse s'en va-t'en Macédoine du Nord - © Tous droits réservés

Après la Grande-Bretagne où il a rencontré des citoyens qui veulent quitter l’Europe, le globe-trotteur Gilles le Suisse a décidé de découvrir un petit pays des Balkans qui rêve d’Union européenne. La Macédoine du Nord vient de changer de nom récemment, pour faire plaisir au voisin grec et pour augmenter ses chances d’entrer dans l’Union européenne.

Dès son arrivée à l’aéroport de Skopje, le ton est donné…

On marche sur des œufs

Entre la Macédoine du Nord et la Grèce, les relations sont difficiles. Les Grecs affirment que le terme Macédoine leur appartient, c’est l’une de leur Région. Et Alexandre le Grand est l’icône que personne d’autre ne peut s’approprier.

Le rêve d’Europe on le comprend dès que l’on se met à table. Ici, le beurek est roi. Ce petit gâteau salé à la viande ou au fromage se déguste le matin au petit-déjeuner. Si la Macédoine du Nord entrait dans l’Union européenne, si le beurek devenait un plat européen, cela serait comme mettre du sucre dans la salade fruits !

Ici l’Europe est perçue comme un eldorado. Il faut dire que les salaires sont bas. En moyenne 325 euros par mois. Pas facile pour la population. En adhérant à l’union, les Macédoniens du Nord pourraient exporter leurs spécialités et espérer recevoir en retour…

 

Candidat depuis 2004

Sur une colline, Gilles le Suisse rencontre un club de bikers. L’union européenne pour eux c’est oui mais vite ! Parce que leur pays a déjà fait beaucoup pour se conformer aux souhaits de Bruxelles.

Il existe bien un plan pour faire entrer cette petite république dans l’Union mais il est assorti de nombreuses conditions. Les négociations n’ont véritablement commencé qu’en 2018. Rien n’est réglé. L’UE critique plusieurs aspects de la politique macédonienne comme le respect des droits fondamentaux, l’organisation de la justice, l’environnement etc.

De plus après le dernier élargissement massif, les Européens ne sont plus très portés sur la chose…

 

Un rempart contre les discriminations

La communauté Rom fait partie des plus intéressée par une adhésion à l’Union. Ses membres espèrent ainsi que les discriminations dont ils font partie seront allégées. C’est en tout cas l’avis du boxeur Recep Recepovski.

La situation changera-t-elle réellement ? En Bulgarie et en Roumanie, le sort des Roms s’est légèrement amélioré après l’entrée dans l’Union mais sans que cela devienne pour autant un problème relégué aux oubliettes. D’autant que populistes et extrême droite relèvent la tête dans plusieurs pays et les Roms sont régulièrement leur cible. Un sentiment très perceptible en Italie avec l’une des dernières déclarations de Mateo Salvini, ministre italien de l’Intérieur. « J’ai demandé un dossier concernant les Roms pour voir qui, comment et combien ils sont. Concernant les Roms italiens malheureusement nous devons les garder, nous ne pouvons les expulser »

Les rumeurs les plus folles courent parfois sur la communauté Rom. En France récemment, différents réseaux sociaux affirmaient que des Roms enlevaient des enfants avec une camionnette…

En attendant, les Macédoniens du Nord restent confiants. Ils chantent, ils dansent… C’est bien connu, l’espoir fait vivre…

A voir dans l’émission « Le Maxi Bar de l’Europe » ce dimanche 5 mai vers 23h30 sur La Trois

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