UNESCO : découvrez les nouveaux sites classés au prestigieux patrimoine mondial (photos)

Le moment est toujours attendu avec une certaine impatience. Le prestigieux patrimoine mondial de l’Unesco s’enrichit tous les deux ans de nouveaux trésors (quoique quelques sites ont dû le quitter, comme Dresde ou le port de Liverpool). Voici donc la liste, avec illustrations, des sites ont été inscrits lors de la 44e session du Comité du patrimoine mondial, qui a eu lieu en ligne et depuis Fuzhou, en Chine. Les candidatures des cuvées 2020 et 2021 y étaient examinées. Et de nouvelles beautés, qu'elles soient naturelles, culturelles ou matérielles, spectaculaires ou non, envoûtantes, témoins d’une riche histoire ou exubérantes, disséminées un peu partout sur ma planète, d’y faire leur apparition. Notons que l'Europe et l'Asie y sont particulièrement mises à l'honneur. 

Europe

Italie : les portiques de Bologne

Les portiques de Bologne, réseau d’arcades bordant les rues du centre historique de la ville italienne, ont été édifiés à partir du XIIe siècle dans la capitale d’Emilie-Romagne, les portiques s’étendent sur 62 kilomètres dans la cité médiévale, dont 42 en son cœur. En bois (ils ont quasiment disparu), en pierre ou en brique, ils couvrent des rues, des places, des passages et des trottoirs, constituant un abri contre le mauvais temps ou le soleil et accueillant étals marchands ou ateliers d’artisans.

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Bologne, en Italie © GettyImages

Les grandes villes d’eaux d’Europe

(Allemagne / Autriche / Belgique / France / Italie / Royaume-Uni/ Tchéquie)


A lire aussi : Spa, patrimoine mondial de l’Unesco, le fruit de 14 ans de travail. Et après ?


Le site transnational des grandes villes d’eaux d’Europe comprend 11 villes situées dans sept pays européens : Bad Ems (Allemagne) ; Baden-Baden (Allemagne) ; Bad Kissingen (Allemagne) ; Baden bei Wien (Autriche) ; Spa (Belgique) ; Vichy (France) ; Montecatini Terme (Italie) ; Ville de Bath (Royaume-Uni) ; Franzensbad (Tchéquie) ; Karlovy Vary (Tchéquie) et Marienbad (Tchéquie). Toutes ces villes se sont développées autour de sources d’eau minérale naturelles.

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Thermes de Caracalla, à Baden-Baden © BELGA/AFP
Station thermale française de Vichy, dans l’Allier © AFP
Centre-ville de Spa © BELGA

Reportage dans notre JT du 24 juillet

Royaume-Uni : le paysage d’ardoise du nord-ouest du pays de Galles

Le paysage d’ardoise du nord-ouest du Pays de Galles, leader mondial au XIXe siècle de la production de ce matériau devient le 32e site classé au Royaume-Uni et le quatrième dans la province britannique.

Les mines d’ardoise ont façonné le paysage autour de la ville de Gwynedd. L’utilisation de l’ardoise, extraite depuis plus de 1800 ans dans la région, a explosé lors de la révolution industrielle et l’expansion des villes dans le monde entier.

Pays-Bas : ligne de défense d’Amsterdam

désormais dénommée Lignes d’eau de défense hollandaises (extension)

Cette extension illustre en particulier un système de défense militaire unique, basé sur l’inondation des champs, des installations hydrauliques et une série de fortifications et de postes militaires, et qui s’étend sur une zone de 85 km. Construits entre 1814 et 1940, ils complètent le site déjà inscrit, qui est le seul exemple de fortification basée sur le principe de la maîtrise des eaux

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© BELGA

Belgique/ Pays-Bas: Colonies de bienfaisance

Wortel-Kolonie fait partie des Colonies de Bienfaisance, situées en Belgique et aux Pays-Bas. Elles avaient été créées dans la période 1818-1825, après les guerres napoléoniennes qui ont provoqué beaucoup de pauvreté et de mendicité dans nos régions. Les familles pauvres et les mendiants pratiquaient l’agriculture et obtenaient ainsi un revenu. Les traces de cette période – maisons de colonie, allées, institutions et fermes de culture – sont encore bien visibles dans le paysage aujourd’hui. Trois des colonies néerlandaises ont d’ailleurs également été reconnues comme sites du patrimoine mondial lundi.

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Colonie de Veenhuizen (Pays-Bas) © BELGA

France : le phare de Cordouan

Surnommé le "roi des phares" pour son histoire et sa prestance, Cordouan, sentinelle maritime battue par le vent et la houle depuis 400 ans, entre océan Atlantique et estuaire de la Gironde, est entré samedi au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco.

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Phare de Cordouan, la nuit © AFP

Sujet du journal télévisé du 28 juillet :

Roumanie : paysage minier de Roșia Montană

Les anciennes mines d’or romaines de Rosia Montana, s’étirant sur plus de sept kilomètres, datent des second et troisième siècles. Elles représentent l’ensemble minier romain "le plus important, le plus vaste et le plus varié connu au monde", selon l’Unesco.

Mais, ces galeries sont vulnérables. Une compagnie canadienne, Gabriel Resources, qui y détient depuis 1999 une concession minière, envisageait de raser quatre massifs et d’utiliser de grandes quantités de cyanure pour extraire 300 tonnes d’or et 1600 tonnes d’argent.

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Allemagne/ Pays-Bas : frontières de l’Empire romain, le "limes" de Germanie inférieure

Suivant la rive gauche du Rhin inférieur sur environ 400 km – du Massif rhénan en Allemagne à la côte de la mer du Nord aux Pays-Bas –, ce bien transnational est composé de 102 éléments appartenant à une section des frontières de l’Empire romain qui, au IIe siècle de notre ère, s’étendait sur 7500 km. Le bien comprend des sites et des infrastructures militaires et civiles, qui comprennent des bases militaires, des forts, des fortins, des tours, des camps temporaires, des routes, des ports, une base navale, un canal et un aqueduc, ainsi que des établissements civils, des villes, des cimetières, des sanctuaires, un amphithéâtre et un palais. La quasi-totalité de ces vestiges archéologiques est enfouie sous terre.

Allemagne : sites "SchUM" de Spire, Worms et Mayence

L’acronyme SchUM correspond aux initiales de Spire, Worms et Mayence. Les édifices qui constituent le bien ont servi de prototypes aux communautés juives et aux bâtiments religieux ultérieurs ainsi que pour les cimetières en Europe. Il s’agit de synagogues, de la cour de Justice de la communauté juive de Spire, de mikvehs (bains rituels)… 

Allemagne : La Mathildenhöhe à Darmstadt

La colonie d’artistes de Darmstadt, située dans la Mathildenhöhe, point culminant de la ville de Darmstadt, dans le centre-ouest de l’Allemagne, fut fondée en 1897 par le grand-duc de Hesse, Ernst Ludwig, en tant que centre des nouveaux mouvements réformistes alors émergents dans les domaines de l’architecture, des arts et de l’artisanat. Les bâtiments de la colonie sont l’œuvre des artistes qui en furent les membres.

Slovénie : les œuvres de Jože Plečnik à Ljubljana

(– une conception urbaine centrée sur l’humain)

Les œuvres de Jože Plečnik, réalisées à Ljubljana entre la Première et la Seconde Guerre mondiale, témoignent d’une conception urbaine centrée sur l’humain ayant successivement modifié l’identité de la ville préexistante à la suite de l’effondrement de l’Empire austro-hongrois, quand Ljubljana est passée du statut de ville provinciale à celui de capitale nationale symbolique pour le peuple slovène.

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En 1921, Joze Plecnik s’est vu confier la mission de moderniser la capitale slovène : son empreinte est restée jusqu’à aujourd’hui – des serrures néo-étrusques qui rappellent l'"Orphée" de Jean Cocteau à Ljubljana. © Getty
Œuvre signée Plecnik à Ljubljana © Getty

Italie : cycles de fresques du XIVe siècle à Padoue

Ce site est composé de huit ensembles d’édifices religieux et séculiers, situés au sein de la ville historique fortifiée de Padoue, qui abritent une sélection de cycles de fresques peints entre 1302 et 1397 par plusieurs artistes (dont Giotto) pour différents commanditaires et dans des édifices aux fonctions diverses.

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La chapelle Scrovegni et les fresques de Giotto à Padoue, Italie © Getty

Espagne : à Madrid, le Paseo del Prado et Buen Retiro 

(un paysage des arts et des sciences)

Situé au cœur de la ville de Madrid, ce paysage culturel de 200 ha a évolué depuis la création, au XVIe siècle, de l’avenue bordée d’arbres du Paseo del Prado, prototype de l’alameda hispanique. L’avenue comprend de grandes fontaines, notamment la Fuente de Cibeles et la Fuente de Neptuno, et la Plaza de Cibeles, symbole emblématique de la ville, entourée d’édifices prestigieux. Les jardins de la Bonne Retraite, couvrant 120 ha, vestige du palais du Buen Retiro du XVIIe siècle, constituent la plus grande partie du bien et comprennent divers styles de jardins appliqués du XIXe siècle jusqu’à nos jours.

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Cristal Palace dans le parc du Retiro, à Madrid © AFP

Russie : pétroglyphes du lac Onega et de la mer Blanche

Ce site comprend 4500 pétroglyphes gravés dans la roche au cours de la période néolithique, il y a 6000 à 7000 ans, situés en république de Carélie, Fédération de Russie. C’est l’un des plus grands sites de ce type en Europe

Forêts primaires et anciennes de hêtres des Carpates et d’autres régions d’Europe

(Bosnie-Herzégovine/ Tchéquie/ France/ Italie/ Macédoine du Nord/ Pologne/ Slovaquie / Suisse)

Douze forêts européennes de hêtres, anciennes ou primitives, ont été inscrites mercredi au Patrimoine mondial de l’Unesco.

L’institution onusienne a indiqué avoir ajouté à sa liste patrimoniale des anciennes forêts de hêtres celles du Bettlachstock et de la Valle di Lodano, en Suisse, des Carpates en Europe centrale, mais aussi de Bosnie-Herzégovine, France, Italie, Monténégro, Macédoine du Nord, Pologne, République tchèque, Serbie et Slovaquie.

Au total, ces zones de hêtres désignées comme site du patrimoine mondial s’étendent désormais sur 94 forêts dans 18 pays. Une zone plus petite avait été inscrite en 2007, avant d’être étendue en 2011 et 2017.

France : Nice

La ville de la villégiature d’hiver de Riviera

Jusqu’à l’aube du XIXe siècle, la ville était une vieille bourgade italienne du royaume de Piémont-Sardaigne adossée à une colline au château détruit, sur une côte réputée inhospitalière et hostile. Son destin change quand l’aristocratie anglaise, avide de lieux de villégiature tempérés pour passer l’hiver, jette sur elle son dévolu.

Une ville nouvelle se développe alors pour devenir une véritable "capitale d’hiver" pour riches oisifs, rentiers et aristocrates itinérants de toute l’Europe pour lesquels on trace des boulevards, aménage des parcs et des promenades pour profiter du plein air, plante des espèces exotiques, palmiers ou orangers, sur des terrains pelés.

Le périmètre classé couvre un peu plus de 500 hectares, et englobe notamment la Promenade des Anglais, en bord de mer.

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Cour intérieure dans le Vieux Nice © GettyImages
Baie des anges, à Nice © AFP
Promenade des Anglais, Nice © AFP

Asie

Géorgie : forêts pluviales et zones humides de Colchide

Ce site comprend sept éléments dans un corridor de 80 km de long bordant le littoral oriental tempéré chaud et extrêmement humide de la mer Noire. Ces éléments constituent une série altitudinale quasi complète des écosystèmes les plus typiques de la Colchide, du niveau de la mer à plus de 2500 m d’altitude.

Turquie : tell d’Arslantepe

Il s’agit d’un tell (monticule) archéologique de 30 m de hauteur situé dans la plaine de Malatya, à 12 km au sud-ouest de l’Euphrate. Les données archéologiques du site témoignent de son occupation depuis au moins le VIe millénaire avant notre ère jusqu’à la fin de la période romaine.

Corée du Sud : Getbol (vasières), étendues cotidales coréennes

Situé sur le littoral oriental de la mer Jaune, sur les côtes sud-ouest et sud de la République de Corée, ce site comprend une série de quatre éléments d’une superficie totale de 129.346 ha. Le site présente une combinaison complexe de conditions géologiques, océanographiques et climatologiques qui ont favorisé le développement de systèmes sédimentaires côtiers divers. Chaque élément illustre l’un des quatre sous-types d’étendues cotidales (estuarien, baie ouverte, archipel et semi-fermé). Le niveau de biodiversité de ce site est élevé

Japon : Île Amami-Oshima, île Tokunoshima, partie nord de l’île d’Okinawa et île d’Iriomote

Couvrant 42.698 ha de forêts pluviales subtropicales sur quatre îles d’un archipel situé au sud-ouest du Japon, ce site en série forme un arc à la limite entre la mer de Chine orientale et la mer des Philippines. L’homme est totalement absent du site, lequel présente une grande valeur de biodiversité avec une proportion très élevée d’espèces endémiques, dont beaucoup sont menacées au niveau mondial.

Japon : sites préhistoriques Jomon 

Dix-sept sites archéologiques situés dans le nord du Japon et datant de la période Jômon – une culture pré-agricole mais sédentaire qui s’est développée à partir de 13.000 ans avant notre ère – sont répartis entre le nord de la grande île de Honshu et le sud de celle de Hokkaido.

Les Jômon étaient une société de chasseurs-cueilleurs sédentaires, qui s’est développée à partir de 13.000 ans avant notre ère environ, peu après la fin de l’ère glaciaire.


A lire aussi : Patrimoine mondial : 17 sites préhistoriques japonais de la période Jômon ont été inscrits à l’Unesco


 

Thaïlande : complexe des forêts de Kaeng Krachan

Le site est situé le long de la partie thaïlandaise de la chaîne Tenasserim, un ensemble de montagnes de granite et de calcaire qui s’étend sur un axe nord-sud jusqu’à la péninsule malaise. Lieu de croisement de la faune et de la flore, le bien abrite une riche biodiversité.

Inde : Dholavira

(- une cité harappéenne)

L’ancienne cité de Dholavira, le centre méridional de la civilisation harappéenne, est située sur l’île aride de Khadir dans l’État du Gujarat. Occupé entre 3000 et 1500 av. J.-C. environ, ce site archéologique, l’un des établissements urbains de cette période les mieux conservés en Asie du Sud-Est, comprend une cité fortifiée et un cimetière.

Inde : temple de Kakatiya Rudreshwara

(aussi appelé Ramappa), Telangana

Rudreshwara, communément appelé temple Ramappa, est situé dans le village de Palampet, à environ 200 km au nord-est d’Hyderabad, dans l’État du Telangana. Il s’agit du principal temple de Shiva à l’intérieur d’un grand ensemble fortifié construit durant la période kakatiya (1123-1323).

Iran : paysage culturel de Hawraman/Uramanat

Le paysage isolé et montagneux de Hawraman/Uramanat témoigne de la culture traditionnelle de la population hawrami, une tribu agropastorale kurde. Elle vit dans cette région depuis 3000 av. J.-C. La région est située au cœur des monts Zagros, le long de la frontière occidentale de l’Iran.

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Festival kurde de Pir Shaliar en Uramanat © 2011 Matjaz Krivic -Getty
Festival kurde de Pir Shaliar en Uramanat © Getty

Iran : chemin de fer transiranien

Le chemin de fer transiranien relie la mer Caspienne, au nord-est, au golfe Persique, au sud-ouest, traversant deux chaînes de montagnes, des rivières, des hauts plateaux, des forêts et des plaines, et passant par quatre zones climatiques différentes. Commencé en 1927 et achevé en 1938, ce chemin de fer mesure 1394 km de long.

Jordanie : ville d’As-Salt

(- lieu de tolérance et d’hospitalité urbaine)

Édifiée sur trois collines rapprochées du haut plateau de Balqa, dans le centre-ouest de la Jordanie, la ville d’As-Salt assurait un lien commercial de premier plan entre le désert oriental et l’ouest. Pendant les 60 dernières années de la domination ottomane, la région est devenue prospère grâce à l’arrivée de marchands originaires de Naplouse, de Syrie et du Liban qui firent fortune dans le commerce, la banque et l’agriculture.

Arabie saoudite : aire culturelle de Ḥimā

Situé dans une zone aride et montagneuse du sud-ouest de l’Arabie saoudite, sur l’une des anciennes routes caravanières de la péninsule arabique, le site de l’Aire culturelle de Ḥimā comprend un ensemble important de représentations d’art rupestre ayant pour thèmes la chasse, la faune, la flore et les modes de vie sur une période culturelle ininterrompue de 7000 ans.

Chine : Quanzhou

(emporium mondial de la Chine des Song et des Yuan)

Le site en série de Quanzhou illustre le dynamisme de la ville pendant les périodes Song et Yuan (Xe-XIVe siècles de notre ère) et ses interconnexions avec l’arrière-pays chinois. Quanzhou a prospéré pendant une période très importante pour le commerce maritime en Asie. Le site comprend des édifices religieux, notamment la mosquée Qingjing, du XIe siècle.

Afrique

Côte d’Ivoire : mosquées de style soudanais du nord ivoirien

Les huit petites mosquées situées à Tengréla, Kouto, Sorobango, Samatiguila, M’Bengué, Kong et Kaouara sont caractérisées par une construction en terre, des charpentes en saillie, des contreforts verticaux couronnés de poteries ou d’œufs d’autruche, et par des minarets effilés.

 

Gabon : parc national de l’Ivindo

Le parc national de l’Ivindo dans le nord du Gabon, temple de la biodiversité, est le deuxième site naturel à être inscrit dans ce petit pays d’Afrique centrale recouvert à 90% par la forêt et connu pour ses efforts de préservation de son patrimoine naturel. Le parc abrite un certain nombre d’espèces endémiques et certains mammifères emblématiques, aujourd’hui menacés, tels que l’éléphant de forêt, le gorille, le chimpanzé, le léopard ou encore trois espèces de pangolins. Certaines parties du site sont à peine explorées, selon l’Unesco.

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Vue du parc d’Ivindo, en 2019 © AFP

Amériques

Pérou : ensemble archéo-astronomique de Chanquillo

L’observatoire solaire de Chanquillo au Pérou est vieux de plus de 2000 ans. Construites dans un complexe de cérémonies rituelles, treize tours de pierre sont alignées à intervalles réguliers sur une crête orientée nord-sud. Il s’agit d’un culte solaire sophistiqué, accompagné d’observations astronomiques particulièrement précises.

La signification de ces ruines a longtemps été un mystère pour les scientifiques et les historiens.

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© AFP

Uruguay : l’œuvre de l’ingénieur Eladio Dieste, l’église d’Atlántida

L’église d’Atlántida, avec son clocher et son baptistère souterrain, se dresse à Estación Atlántida, à 45 km de Montevideo. Inspiré par l’architecture religieuse paléochrétienne et médiévale italienne, cet ensemble ecclésial moderniste inauguré en 1960 représente une utilisation novatrice de la brique apparente et armée.

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Chili : peuplement et momification artificielle de la culture chinchorro dans la région d’Arica et de Parinacota

Les énigmatiques momies Chinchorro, découvertes dans le désert côtier du nord du Chili, sont considérées comme les plus anciennes du monde.

Le peuple Chinchorro vivait de la pêche, de la chasse et de la cueillette dans la région d’Arica et de Parinacota. C’est là qu’ont été découvertes au début du XXe siècle, quelque 300 momies fabriquées artificiellement datant de plus de 5000 ans avant J.-C., soit quelque 2000 ans de plus que celles d’Égypte.

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Photo publiée par le Centro Gestion Chinchorro montrant des momies à Chinchorro, dans le nord du Chili. © BELGA/AFP
Photo publiée par le Centro Gestion Chinchorro montrant des momies à Chinchorro, dans le nord du Chili. © BELGA/AFP

Brésil : Sítio Roberto Burle Marx, à Rio de Janeiro.

L’ancienne demeure de l’architecte paysagiste Brésilien Roberto Burle Marx (1909-1994) est nichée dans un cadre bucolique à Rio de Janeiro.

Palmiers exubérants, bromélias, aracées aux feuilles géantes et aux couleurs vives : les jardins de cette maison comptent plus de 3500 espèces tropicales et subtropicales.


A lire aussi : Nice, la villa de Burle Marx à Rio ou des mines d’or roumaines, classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO


 

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Mexique : ensemble franciscain du monastère et de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Tlaxcala.

Haut lieu de l’évangélisation et laboratoire de la société coloniale, le couvent et la cathédrale ont donné naissance au Mexique moderne. Le complexe, construit par des missionnaires franciscains et des bâtisseurs indigènes en 1526, était le premier du genre dans la Nouvelle-Espagne naissante.

Construit au sommet d’une colline offrant une vue panoramique sur la petite ville de Tlaxcala, le site était autrefois un lieu de culte pour la divinité pré-hispanique Chalchiuhtlicue, déesse des lacs et des cours d’eau.

L’édifice synthétise une accumulation d’influences stylistiques et de techniques testées pour la première fois.

(Il s’agit de l’extension des " Premiers monastères du XVIe siècle sur les versants du Popocatepetl ", déjà inscrits au patrimoine mondial en 1994)

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Retrouvez plus d’informations sur ce patrimoine mondial en question sur le site de l’Unesco.

Sujet de notre JT du 28 juillet

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