Une "usine à trolls" russe a bien influencé le scrutin présidentiel américain

La Russie, le FBI... tout le monde s'est intéressé à la campagne présidentielle américaine.
La Russie, le FBI... tout le monde s'est intéressé à la campagne présidentielle américaine. - © ERIC BARADAT - AFP

Vendredi dernier, le procureur spécial chargé d’enquêter sur l’affaire russe aux États-Unis, Robert Mueller, a inculpé 13 Russes et trois entités russes pour complot en vue de tromper les États-Unis. Moscou a dénoncé une décision absurde, mais derrière l’indignation de façade de la Russie se cache une véritable guerre de l’information, qui a notamment eu lieu en pleine campagne présidentielle américaine.

C’est une histoire d’espionnage et de manipulation de l’opinion. Le département de la justice américain a désormais la preuve qu’une guerre de l’information contre les États-Unis a été menée par des Russes. Ces derniers se sont fait passer pour des Américains et ont noué des contacts avec des activistes pro-Trump. Ils ont payé des publicités sur les réseaux sociaux et créé des faux comptes sur Facebook et Twitter pour appeler à ne pas voter pour Hillary Clinton.

Parmi les 13 accusés, il y a au moins un proche du président Vladimir Poutine

Selon l’enquête, ils ont cherché à favoriser la campagne de Donald Trump et ont financé à l’aide de comptes bancaires américains frauduleux des rassemblements en faveur du candidat républicain. Parmi les 13 accusés, il y a au moins un proche du président Vladimir Poutine. C’est lui qui a financé la campagne de propagande via son entreprise privée, l’Internet Research Agency. Les médias américains la surnomment " l’usine à trolls ". Des ex-employés de cette agence ont décrit son fonctionnement au Washington Post. " J’avais l’impression d’être un personnage de 1984, le roman de George Orwell ", raconte l’un deux. Il assure que ses collègues chargés de la section États-Unis se vantaient régulièrement de créer des faux comptes sur les réseaux sociaux en se faisant passer pour des Américains.
 

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