Une série d'îles repassent en rouge : alors qu'elle se rouvre aux touristes, la Grèce craint le "variant athénien"

Ce mercredi, trois régions d’Europe repassent en "rouge" sur la carte européenne de l’ECDC, sur laquelle se base la Belgique pour ses recommandations de voyage : toute la Slovaquie, et en Grèce, le sud de l’Egée et les îles ioniennes. C’est-à-dire au final, la plupart des îles situées entre la Grèce et la Turquie. Seul le Pélopponèse (la région de Corinthe et Nauplie) et quelques îles du nord de l’Egée (Lesbos, Samos…) devraient au final rester en "orange".

Selon les règles en vigueur, cela ne signifie pas que les voyages y seront désormais interdits, mais ils seront "déconseillés", et les Belges de retour de ces régions devront observer une quarantaine. Les Belges qui séjournent actuellement dans ces régions ont d’ailleurs reçu une notification que leur vol retour serait bien assuré.


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Ce retour en rouge d’une partie de la Grèce tombe cependant mal à l’heure où le pays vient officiellement de lancer sa saison touristique, en promettant des conditions allégées d’entrée aux voyageurs européens.

Confinée depuis le 7 novembre, la Grèce a en effet levé toutes les restrictions de circulation, sur terre comme sur mer, pour le retour des touristes. Seule condition désormais pour voyager : être vacciné ou présenter un test Covid négatif. Le gouvernement soutient que le dépistage massif combiné à la vaccination permettra de voyager en toute sécurité.

Variant athénien ou nigérian ?

Oui, mais voilà, le pays, très épargné par la première vague a connu une remontée des cas au printemps et s’inquiète à présent de ce qu’on appelle "le variant athénien".

Pourquoi variant athénien ? Ce mutant noté par les scientifiques B.1.1.318, enregistré comme variant E484K, a été appelé ainsi car c’est à Athènes qu’il est le plus répandu, plus que partout ailleurs dans le monde. La presse grecque note pourtant que c’est au Nigeria qu’il a été identifié pour la première fois, il y a plus de 3 mois.

Plus de 1000 cas d’infection avec ce variant ont en effet été détectés dans la région athénienne, ce qui ne signifie pas nécessairement qu’il soit plus dangereux, même s’il possède la même mutation que les variants brésilien et sud-africain : une modification d’un acide aminé associé à la réaction avec des anticorps, ce qui signifie que cette modification le rend moins sensible aux vaccins.


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Comme tout mutant, il est donc à surveiller mais les règles habituelles peuvent contribuer à éviter sa propagation.

Le taux d’infection en Grèce reste en ce moment très similaire à celui de la Belgique.

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JT du 14/05/2021

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