Une "lex Breivik" pour plus de sécurité dans les asiles norvégiens

Illustration - Une "lex Breivik" pour plus de sécurité dans les asiles norvégiens
Illustration - Une "lex Breivik" pour plus de sécurité dans les asiles norvégiens - © JEAN-PHILIPPE KSIAZEK - Belga

Le gouvernement norvégien a proposé vendredi des amendements législatifs visant à renforcer la sécurité dans les asiles psychiatriques, une proposition surnommée "lex Breivik" par les médias alors que la santé mentale de l'auteur des attaques du 22 juillet est au coeur de son procès.

"La loi aujourd'hui ne fait pas de différence entre les niveaux de sécurité", a déclaré la ministre de la Santé, Anne-Grete Stroem-Erichsen, dans un communiqué.

"Cela implique trop de risques d'évasion, de prise d'otages et de violences graves contre les patients et le personnel des institutions de santé où des patients particulièrement dangereux séjournent. Le gouvernement souhaite corriger ces carences", a-t-elle ajouté.

Entamée il y a plusieurs années, la discussion de ces amendements a été accélérée pour qu'ils puissent être en place avant la conclusion, fin juin, du procès d'Anders Behring Breivik, actuellement jugé pour la mort de 77 personnes le 22 juillet en Norvège.

Surnommée "lex Breivik" par les médias, la proposition présentée vendredi ouvre la possibilité d'effectuer davantage de fouilles des patients, de limiter et contrôler leurs relations avec l'extérieur ou encore de s'assurer que les visiteurs n'amènent pas d'objets indésirables.

Le projet prévoit également de mettre en place une unité psychiatrique de très haute sécurité soit dans un établissement spécialisé, soit dans une prison.

Les mesures envisagées ont essuyé des critiques en provenance des milieux juridiques et psychiatriques qui ont protesté contre l'adoption dans l'urgence de dispositions législatives semblant taillées sur mesure pour le seul Breivik.


Belga

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