Une Française récolte plus d'un million de signatures en soutien à une Soudanaise condamnée à mort

A l'heure d'écrire ces lignes, la pétition a été signée 1.128.475 fois. Des personnalités comme Naomi Campbell, Elisabeth Badinter et Nathalie Baye ont apporté leur soutien à Noura.
A l'heure d'écrire ces lignes, la pétition a été signée 1.128.475 fois. Des personnalités comme Naomi Campbell, Elisabeth Badinter et Nathalie Baye ont apporté leur soutien à Noura. - © Change.org

Une Française de seize ans a lancé une pétition en soutien à Noura Hussein, une Soudanaise condamnée à mort pour avoir tué un homme qu'elle accuse de l'avoir violée. La pétition a déjà récolté plus d'un million de signatures et des personnalités ont manifesté leur soutien.

Noura Hussein est une Soudanaise de 19 ans condamnée à la peine de mort pour avoir tué son mari. Mariée de force à 16 ans, elle explique avoir refusé d'avoir des rapports sexuels avec son nouveau mari. Celui-ci l'a donc violée avec l'aide de ses frères qui la maintenaient, explique Amnesty International. Quand l'homme a voulu la violer une seconde fois plus tard, elle l'a poignardé à mort. Noura est ensuite emprisonnée et condamnée à la mort par pendaison.

"Justice pour Noura"

Cette histoire a révolté Zaynub Afinnih, une française de seize ans qui a décidé de lancer la campagne "Justice pour Noura" via une pétition réclamant la libération et l'annulation de la peine de Noura. Et l'appel a été largement entendu... A l'heure d'écrire ces lignes, la pétition a été signée 1.128.475 fois. Des personnalités comme Naomi Campbell, Elisabeth Badinter et Nathalie Baye ont apporté leur soutien à Noura. Ce jeudi, Zaynub Afinnih a déposé la pétition à l'ambassade du Soudan à Paris.

L'ONU a également appelé le Soudan à la clémence : "Nous appelons les autorités à pleinement prendre en considération le fait que Hussein plaide la légitime défense, a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'Homme. Malgré la récente réforme du Code criminel au Soudan, les violences domestiques et le viol conjugal ne sont toujours pas pénalisés. Une meilleure protection des droits des femmes et la criminalisation du viol conjugal pourraient aider à sauver de nombreuses vies, et empêcher les terribles conséquences de l'affaire Hussein". 

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