Une fuite d'oxygène décelée dans la Station spatiale internationale

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Grâce à un appareil à ultrasons, une fuite d'oxygène a été détectée la nuit passée dans le vaisseau Soyouz MS-09 (les seules navettes spatiales pouvant assurer des vols habités) de la Station spatiale internationale (ISS). Celle-ci a entraîné une dépressurisation qui, d'après l'agence spatiale russe Roskomos, aurait été causée par une micro-météorite.

"Nous avons eu cette nuit une situation d'urgence sur l'ISS : une fuite d'oxygène et une chute de pression. Des mesures ont été prises pour en découvrir l'origine et l'équipage américain s'est rassemblé dans le segment russe" déclare le directeur de Roskomos, Dmitri Rogozine, cité par l'agence de presse Ria Novosti.  

Depuis le 21 mars, se trouvent les astronautes Américains Drew Feustel et Richard Arnold et le cosmonaute Russe Oleg Artemiev, rejoins depuis le 8 juin par le Russe Sergeï Prokopiev, l'Américaine Serena Auñón-Chancelor et l'Allemand Alexander Gerst.

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Une fuite localisée 

Les communications de l'ISS font état de deux trous de quelques millimètre, sur la coque intérieur du module. Les astronautes, à bord de l'appareil, ont pu reboucher les trous à l'aide de "Kapton tape", un polymère très résistant. Plus simplement un scotch capable de résister à des températures allant de -269°C à 400°C. Une fois le dispositif mis en place, l'équipage a constaté une nette chute de la dépressurisation. Cependant, la fuite n'est pas maîtrisée. Aussi, un trou extérieur a été découvert, probablement causé par un débris spatial. 

Toujours sous le contrôle minutieux des astronautes et la surveillance des contrôleurs, la fuite ne semble pas être un problème majeur. "Rien ne menace la vie et la sécurité de l'équipage", précise Dmitri Rogozine.

Les dysfonctionnements ne sont pas rares à bord de ce type d'appareil. En effet, en 2017, un vaisseau Soyouz avait subi une dépressurisation provoquée par le déclenchement d'un parachute ayant endommagé une soudure. Quoi qu'il en soit, il a y eu plus de peur que de mal, puisque le vaisseau se situait à moins de huit kilomètres du sol, lors de l'incident.

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