Une femme enceinte de 8 mois se fait plaquer violemment au sol par la police

Une femme enceinte de 8 mois se fait plaquer violemment au sol par la police
Une femme enceinte de 8 mois se fait plaquer violemment au sol par la police - © Tous droits réservés

Le 26 janvier 2015 une caméra embarquée de la police de Barstow en Californie filmait l’arrestation de Michelle Cooks, une jeune femme enceinte de 8 mois. On la voit se faire plaquer violemment au sol avant d’être menottée. L’association à l’origine de la publication de la vidéo dénonce une arrestation arbitraire et raciste. Une vidéo de 10 minutes où l’on entend les cris d’une femme effrayée : "Je vous en prie ne me touchez pas, je suis enceinte".

La vidéo commence avec l’arrivée de la police sur le parking de l’établissement scolaire où se trouve une jeune femme blanche qui se plaint du comportement d’une autre mère sur le parking. On se rend vite compte qu’il s’agit d’une confrontation sans gravité entre deux personnes ne nécessitant nullement l’intervention de la police. "Elle a donné un coup de poing dans ma voiture et a crié sur moi" raconte la plaignante qui dit être très effrayée.

Le policier sera pourtant bien obligé de constater qu’ "aucun crime n’avait été commis" mais il accepte de discuter avec Madame Cooks. Les choses vont dégénérer car, très vite, le policier et son collègue procèdent à l’arrestation de la jeune mère qui venait de déposer sa fille de 8 ans à l’école. Michelle Cooks va supplier les policiers de ne pas la toucher car elle est enceinte "Please, I'm pregnant. Please, stop this". Elle sera, malgré cela, plaquée au sol sans ménagement.

 

Michelle Cooks racontera plus tard au Desert Dispatch qu’elle n’a jamais eu aussi peur de sa vie.

" Je n’ai rien vu venir. J’ai immédiatement dit que j’étais enceinte afin qu’il soit prudent. Ça n’a pas été le cas et je n’ai cessé de penser que je ne voulais pas être plaquée au sol(...) J’ai senti une pression sur mon ventre au moment où je suis tombée".

Michelle Cooks a été inculpée de rébellion, mais les charges ont été abandonnées, selon l'ACLU SoCal. Du côté de la police, une enquête interne a été ouverte pour usage excessif de la violence. "J’ai été traitée comme un animal, un monstre, comme si je n’existais pas, comme si je n’étais pas un être humain", a témoigné Michelle Cooks sur CNN.

 

Toujours sur CNN, on demande à la jeune femme ce qu'elle voudrait dire aux policiers. "Je travaille si dur pour subvenir aux besoins de ma famille. Je ne voulais pas que cela arrive. Je venais juste déposer ma fille à l’école ce jour-là. C’est tout ce que je faisais".

L’avocate de la jeune femme Caree Harper, a qualifié l’arrestation de "scandaleuse". "Elle n’a rien fait de contraire à la Constitution." Michelle Cooks avait en effet le droit de ne pas décliner son identité car elle n’était pas accusée d’un crime, rappelle l’Aclu sur son site.

L’Aclu a publié cette vidéo à l’occasion de l’arrestation de deux frères qui, comme Michelle Cooks, ont refusé de décliner leur identité. La police a accepté de mettre un terme aux contrôles d’identité inopinés et de verser 27 000 euros aux deux frères après la plainte de l’association peut-on lire dans libération.

 

RTBF avec The Huffington Post

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK