Une députée européenne britannique suggère que la science "pourrait expliquer l'homosexualité"

Une députée européenne britannique sous le feu des critiques après avoir suggéré que la science "pourrait expliquer l’homosexualité
Une députée européenne britannique sous le feu des critiques après avoir suggéré que la science "pourrait expliquer l’homosexualité - © TOLGA AKMEN - AFP

Les élections européennes ont eu lieu il y a une semaine mais déjà, certains néo-députés font parler d’eux au Royaume-Uni. C’est le cas de Ann Widdecombe, membre du Parti du Brexit et fraîchement élue pour siéger dans l’hémicycle européen. Sur un plateau de télévision, elle a déclaré que la science "pourrait apporter des réponses au fait d’être gay". Des déclarations qui n’ont échappé ni à ses opposants britanniques, ni aux réseaux sociaux. Depuis ses propos, elle est ciblée par de nombreuses critiques.

"Le fait que nous pensons qu’il est aujourd’hui impossible pour les individus de changer leur sexualité ne veut pas dite que la science n’est pas capable d’apporter des réponses à ce sujet", a concédé la députée européenne de 71 ans. Il y a une semaine, elle faisait encore campagne aux côtés de Nigel Farage pour le Parti du Brexit, sorti en tête des élections outre-Manche.

L’interviewer a ensuite demandé si ses propos qu’il pouvait tout de même exister une "façon scientifique" d’orienter la sexualité. "Je ne sais pas. Je ne sais pas plus que nos ancêtres savaient qu’il était possible pour un homme de devenir une femme", a-t-elle répondu dans une ultime allusion aux personnes transgenre.

"Ce n'est pas une maladie"

 

Sur les réseaux sociaux, les propos de la septuagénaire n'ont pas tardé à être épinglés, remettant en cause son élection. "Nous avons fait d'Ann Widdecombe une membre du parlement européen par erreur", a tweeté un Britannique.

Certains membres du Labour ont déclaré que l'léue menait une campagne "vile" anti-LGBT tandis qu'un député indépendant a écrit : "Si seulement la science pouvait apporter une réponse au fléau de la bigoterie toxique qu'est Ann Widdecombe."


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Coup de pub ou conviction profonde, en tout cas la députée n’aura pas attendu bien longtemps pour faire parler d’elle. D’autant que d’autres politiques adverses à la membre du parti pro-Brexit appellent déjà à sa démission dans un pays où le mariage homosexuel est autorisé depuis 2014.

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