Un toit pour chaque sans-abri, le pari fou de la Finlande

Un toit pour chaque sans abris, le pari fou des Finlandais
Un toit pour chaque sans abris, le pari fou des Finlandais - © Tous droits réservés

La Finlande s'est fixée un but: reloger tous les sans abris, sans exception. En 30 ans, le nombre de SDF a ainsi été réduit de moitié, une solution qui à en croire les autorités revient moins chère que de les laisser dans la rue.

Nom de code "Housing first", en français, "Logement d'abord", un programme lancé en 2008 par le gouvernement finlandais et qui est en passe de mettre fin au sans-abrisme. Il suffit de se balader dans les rues d'Helsinki, la capitale de ce pays de 5,5 millions d'habitants, pour le constater. En 30 ans, le nombre de SDF a été réduit par deux, passant de 17 000 à 8 000 personnes. Comment ? En construisant et en rénovant massivement des logements destinés aux plus démunis. Depuis 2008, 3 700 habitations ont vu le jour à travers le pays.

Après 4 ans dans la rue, Miguel Rojas s'est vu proposer un appartement par le gouvernement finlandais. "J'étais malade, je souffrais de dépression, j'ai perdu le contact avec mes 3 enfants, maintenant, avec un toit au-dessus de la tête je me sens apaisé" confie-t-il à nos confrères de France Info. Comme lui, une fois affranchis de leurs addictions, ils sont nombreux à progressivement se réinsérer dans la société. 

10.000 euros économisés par SDF chaque année

Une société finlandaise qui financent ce programme ambitieux de construction de logements à hauteur de 240 millions d'euros. Un coût important, mais qui au final génère des économies. A l'année, loger des SDF revient moins cher à l'Etat que de les laisser dans la rue. Finis les frais de santé, dont les hospitalisations d'urgence et les transports en ambulance, finis les interventions de police lors des bagarres, finis enfin les aides sociales. Pour chaque personne relogée, le gouvernement finlandais assure économiser 10.000 euros par an.

Reste que la Finlande est un pays relativement peu peuplé, où le taux d'imposition est très élevé et le modèle social généreux. Difficile de savoir si les mêmes mesures pourraient s'appliquer ailleurs en Europe.

 

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