Un tireur d'élite de la guerre en Irak devant un tribunal militaire pour répondre de crimes de guerre

Snipers américains dans les rues de Bagdad en 2007. Image d'illustration
Snipers américains dans les rues de Bagdad en 2007. Image d'illustration - © PATRICK BAZ - AFP

Le procès d'Edward Gallagher, sous-officier des forces spéciales américaines bardé de décorations, s'est ouvert lundi devant un tribunal militaire de San Diego (Californie): il doit répondre de plusieurs crimes de guerre, dont le meurtre à coups de couteau d'un prisonnier adolescent, lors de missions en Irak en 2017.

Ce vieil homme, un civil, qui marchait le long de la rue : abattu au fusil de précision. Ces quartiers entiers de la ville de Mossoul en Irak : détruits à l'arme lourde sans raison apparente. Et cet adolescent de 15 ans, membre de l'état islamique et prisonnier des forces américaines, froidement abattu au couteau alors que l'adolescent recevait des soins. Edward Gallagher va ensuite se faire prendre en photo à côté de sa victime, avec comme légende: "Je l'ai eu au couteau de chasse".

Tout cela s'est produit en 2017 à Mossoul, pendant les combats contre l’État islamique.

Le militaire nie les faits

Ce sont des hommes placés sous ses ordres dans une unité des célèbres "Navy SEALs", commandos d'élite de la marine américaine, se disant horrifiés par les actes de leur supérieur, qui ont donné l'alerte.

Les faits qui lui sont reprochés auraient été commis en 2017 à Mossoul, en Irak, où des troupes américaines avaient été déployées aux côtés des forces irakiennes pour reprendre des quartiers de la ville aux mains des combattants du groupe Etat Islamique (EI).

Le procès d'Edward Gallagher divise le pays. Les conservateurs le considèrent comme un héros de guerre et demande à Donald Trump de lui accorder le pardon. "Vous savez, on leur apprend à devenir de grands soldats et puis quand ils combattent, parfois ils sont traités de  manière injuste. Donc, nous allons y jeter un œil
Je n'ai encore rien fait, pris aucune décision Il est très possible que je laisse le procès se dérouler et que je prenne ma décision après"
a déclaré le président.

Le militaire, qui risque la prison à vie s'il est reconnu coupable, dément toutes les accusations portées contre lui.

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