Un os humain retrouvé dans la maison: l'affaire Seznec enfin élucidée après 94 ans?

C'est une affaire vieille de près d'un siècle qui pourrait connaître aujourd'hui un rebondissement, voire son épilogue: l'affaire Seznec. Des fouilles sont en effet en cours dans l’ancienne maison de la famille Seznec, près du centre-ville de Morlaix (Finistère), dans l'espoir de retrouver le corps jamais découvert du conseiller général du Finistère, Pierre Quémeneur, disparu en 1923. Dans cette affaire, vieille de près d’un siècle, Guillaume Seznec, son associé en affaires, a été condamné en 1924 au bagne à perpétuité.

Les recherches ont débuté samedi matin et en milieu de journée, le journal local "Le Télégramme" annonçait qu'une découverte importante pourrait avait été faite: un os humain. Toujours selon le journal, il s'agirait d'une tête de fémur, et même s'il n'est pas encore certain qu'il appartenait à Pierre Quémneur, il sera possible de le dire avec certitude, même un siècle après.
 

Bernard Vilain, 55 ans, qui coordonne les fouilles, est persuadé que c’est la femme de Guillaume Seznec, qui aurait tué Pierre Quémeneur. Il se bat pour obtenir la vérité judiciaire dans cette affaire, près d'un sicèle plus tars. Les fouilles de ce samedi visent à confirmer cette hypothèse. 

Ces nouvelles recherches ont été motivées par la révélation, dans un ouvrage paru en 2015, du témoignage inédit d’un des enfants du couple Seznec, âgé de 11 ans au moment des faits, enregistré en 1978 par l’un de ses neveux. 

Selon "Petit-Guillaume", cité par Me Denis Langlois, ancien défenseur de la famille Seznec dans "Pour en finir avec l'affaire Seznec", Pierre Quéméneur serait mort le dimanche 27 mai 1923 au domicile des Seznec : l'épouse de Guillaume Seznec, Marie-Jeanne, aurait repoussé ses avances, provoquant une chute fatale de Quéméneur. Selon Langlois, après cette mort accidentelle, le corps aurait été dissimulé et Guillaume aurait inventé des faux pour récupérer des fonds investis. Il concluait que cette révélation devrait conduire à la révision  au bénéfice du doute de la condamnation de Guillaume Seznec pour meurtre.