Un mois après la tuerie d'Utoeya, la Norvège se souvient

L'île d'Utoeya
L'île d'Utoeya - © CORNELIUS POPPE (EPA)

Il y a un mois, la Norvège plongeait dans l'horreur et la stupeur avec, tout d'abord, un attentat dans le quartier des ministères, près du bureau du premier ministre, suivi, moins de 2 heures plus tard par le carnage dans l'île d'Utoeya. Ce jour -là, 77 personnes ont perdu la vie.

Mais preuve, peut-être,  des changements au sein de la société norvégienne, le chef du gouvernement, Jens Stoltenberg, a promis dimanche, lors de la cérémonie nationale d'hommage, de développer les moyens de sécurité.

Rappel des faits

Il est 15h25 à Oslo. Un véhicule piégé explose dans le centre-ville. Un jeune résident français est tout près des lieux : "On a senti le souffle de l'explosion, on est sorti dehors, un millier de personnes venaient en courant à tout allure en face de nous et quand on a vu le visage des gens, on a compris que c'était quelque chose de très grave quoi".

On pense tout d'abord à un attentat terroriste islamique.

Un peu plus tard, à une dizaine de kilomètres de là, une tuerie commence dans l'île d'Utoeya où 650 jeunes participent à l'Université d'été des jeunes Sociaux-démocrates. Ils ne se sont pas méfiés de cet homme qui a pris le ferry, lourdement chargé et vêtu d'un pull de policier : "Il y avait un type habillé et se comportant comme un policier et qui s'est mis à tirer partout sur l'île. Il avait un sac avec beaucoup d'armes et de munitions, j'ai vu qu'il avait abattu déjà pas mal de gens, donc je me suis sauvé, enfin j'ai essayé de me sauver mais il y avait déjà des gens pour lesquels, on ne pouvait plus rien faire".

Certains se réfugient dans les bois, d'autres sautent à l'eau. La tuerie va durer plus d'une heure trente. Les hélicoptères des télévisions sont déjà sur les lieux alors que la police, elle, tente encore de charger son matériel pour se diriger vers l'île. Le tireur appelle deux fois la police ; il se laissera arrêter sans difficultés à 18h26.

C'est un Norvégien blond aux yeux bleus, un homme présenté rapidement comme appartenant à la mouvance d'extrême droite. En une après-midi, il a plongé son pays dans la stupeur mais les Norvégiens réagissent d'une seule voix : "On est attaché à notre démocratie, à notre ouverture et un tel acte de terreur ne va pas déranger ces valeurs fondamentales."

Françoise Nice

Documentaire ce lundi soir sur la Une TV

Rendez-vous ce soir sur la Une télé pour une édition spéciale du JT à 20h15 avec la diffusion d'un documentaire de la télé norvégienne intitulé "L'île meurtrière", qui retrace le film des événements de ce 22 juillet. Egalement en direct sur notre site web.

 


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