Un jihadiste d'Aqmi confirme la mort d'Abou Zeid mais dément celle de Belmokhtar

Abou Zeid a été tué "par un bombardement aérien français dans les montagnes" des Ifoghas (nord-est du Mali) "et non par les Tchadiens" qui se trouvaient "à plus de 80 kilomètres" au moment du bombardement, affirme, sous couvert d'anonymat, ce membre d'Aqmi qui a l'habitude d'écrire pour des sites jihadistes, selon Sahara Médias.

Il dément en revanche la mort de Mokhtar Belmokhtar, "pour la simple raison qu'il se trouve dans la région de Gao (nord du Mali, mais plus au sud du massif des Ifoghas) où il mène les combats contre l'ennemi". "Il est bien vivant, il n'a pas été tué par les Tchadiens", dit le jihadiste cité par Sahara Médias.

Il affirme que Mokhtar Belmokhtar, alias "le Borgne", va publier "une déclaration dans un proche avenir pour démentir les allégations mensongères du président tchadien (Idriss Déby Itno) renégat".

Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar, issus des groupes islamistes qui ont terrorisé l'Algérie dans les années 1990, ont été ensuite à la tête de leurs katibas (unités combattantes) respectives d'Aqmi au Mali, au Niger et en Mauritanie.

Belmokhtar a quitté Aqmi fin 2012, pour créer son propre groupe, "Les signataires par le sang", dont la première action d'envergure a été une prise d'otages massive et sanguinaire en janvier sur un site gazier du sud de l'Algérie, In Aménas.


Belga

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