Un hôpital syrien hors service après des bombardements meurtriers, selon une ONG

Le Comité international de secours (IRC) a condamné dimanche les tirs d’artillerie meurtriers menés la veille en Syrie contre la ville d’Afrine, où les bombardements ont mis hors service un hôpital et tué une vingtaine de personnes.

Les frappes ayant touché samedi plusieurs quartiers d’Afrine (nord) et l’hôpital al-Chifaa ont fait 21 morts, dont 17 civils, selon un nouveau bilan publié par l’Observatoire syrien des droits humains (OSDH).

L’attaque a entièrement détruit les urgences mais aussi la salle d’accouchement

"L’hôpital est maintenant hors service", a déploré dans un communiqué l’IRC, dont une des ONG partenaires intervient dans l’établissement, présenté comme "un des plus grands du nord syrien".

"L’attaque a entièrement détruit les urgences mais aussi la salle d’accouchement", tandis que "la clinique externe a été partiellement détruite", a précisé l’IRC.

Une vingtaine de morts

Parmi les morts figurent "deux employés de l’hôpital et deux conducteurs ambulanciers", a précisé le comité. Par ailleurs, "une sage-femme se trouve dans un état critique".

"Il s’agit de la 11e attaque recensée cette année contre le secteur de la santé", a fustigé dans le communiqué Wolfgang Gressmann, directeur "Syrie" pour l’IRC.

Les tirs d’artillerie de samedi ont été effectués depuis des territoires dans le nord de la province d’Alep, "où sont déployées des milices fidèles à l’Iran et au régime, près de zones des forces kurdes", a indiqué l’OSDH.


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Dans un communiqué, la principale coalition dominée par les Kurdes a démenti toute implication dans ces tirs.

Située dans la province d’Alep, la région kurde d’Afrine avait été conquise en mars 2018 par des forces turques et leurs supplétifs syriens.

Par le passé, le pouvoir de Bachar al-Assad mais aussi son allié russe ont été pointés du doigt par des ONG, notamment Amnesty international, pour des attaques contre des écoles et des centres médicaux.

La guerre en Syrie, déclenchée en 2011 avec la répression par le régime de manifestations prodémocratie, a fait près de 500.000 morts selon l’OSDH et jeté des millions de personnes sur la route de l’exil.
 

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