Un Belge installé aux Etats-Unis candidat aux élections dans l'Oklahoma

Un Belge à la tête de la trésorerie de l’Etat de l’Oklahoma, aux Etats-Unis ? C’est possible si Charles de Coune remporte la course. Ce Belge de 46 ans, né à Bastogne, a obtenu la nationalité américaine il y a dix ans. Il est candidat au titre de Trésorier de l’Etat de l’Oklahoma, une sorte de ministre des Finances de l’Etat. Sonia Dridi, notre correspondante aux Etats-Unis, l'a interviewé à quelques jours du vote prévu ce mardi 6 novembre.

Charles de Coune est pressé ce weekend, il continue la campagne jusqu’au dernier jour. "Je suis né à Bastogne. En 1990, je suis parti pour les Etats-Unis. J'étais étudiant d'échange. J'ai épousé ma femme en 2000 et maintenant j'ai trois enfants", raconte-t-il.

Le vote se fera le même jour que les "midterms", les élections de mi-mandat au cours desquelles l'ensemble de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat sont renouvelés. A cette occasion, les Etats, comtés et autres villes organisent aussi les élections de représentants à d'autres postes. 

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Le candidat d’origine belge travaille dans la finance depuis plus de vingt ans. Il ne pensait pas faire de la politique aux Etats-Unis. Mais vu les problèmes économiques de son Etat, il a décidé de se lancer. "Je n'en avais aucune envie. Mais dans l'Oklahoma, (...) on paye les services publics et les instituteurs de moins en moins. L'école publique devient de pire en pire."

Les gens se rendent compte que j'ai un accent

Il était aussi très embêté de voir qu’il n’y avait qu’un seul candidat pour le poste avant qu’il ne se présente. Il s'agit de Randy Mc Daniel, un républicain qui, selon Charles de Coune, serait très mauvais pour l’Etat.

N’appartenant à aucun parti, le Bastognard d'origine se présente en candidat indépendant. Et dans une Amérique de plus en plus divisée, avec un sursaut nationaliste, il assure que ses origines européennes n’ont suscité aucune réaction négative. "J'avais hésité (...) mais en fait il n'y a aucun problème. Les gens se rendent compte que j'ai un accent, ils me demandent d'où je viens, quelle est mon histoire. Je leur explique et ils sont très contents."

Charles de Coune admet que la course est difficile. Il a reçu bien moins de financement de campagne que son adversaire, mais il reste optimiste.

Un clip de campagne (avec effets spéciaux) réalisé par le fils de Charles de Coune: "Mon papa est transparent"

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