Un accord USA-Turquie pour former et équiper les rebelles syriens

"La Turquie et les Etats-Unis ont signé un document il y a peu concernant le programme de formation et de fourniture d'équipement", a annoncé le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu à des journalistes.

"Je peux confirmer que l'accord a été signé ce soir à Ankara", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'ambassade américaine. Les signataires sont le sous-secrétaire au ministère des Affaires étrangères turques Feridun Sinirlioglu et l'ambassadeur américain à Ankara John Bass, a précisé une source gouvernementale.

L'annonce met un terme à des mois de négociations difficiles entre les alliés au sein de l'Otan sur la formation des rebelles syriens et sur quel ennemi il faudrait se concentrer.

Ankara, très critique vis-à-vis du président syrien Bashar al-Assad, souhaite que les factions de rebelles modérés soient entraînés pour combattre tant le régime de Damas que les insurgés du groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui contrôlent de larges zones de territoires en Irak et en Syrie jusqu'à la frontière turque.

Washington, dont la force aérienne effectue des attaques ciblées contre les positions de l'EI en Syrie, souhaite former les rebelles dans le cadre de sa lutte contre le groupe EI.

Environ 1000 soldats américains doivent être déployés en Turquie, en Arabie saoudite et au Qatar pour former les rebelles syriens "modérés" et, in fine, les renvoyer en Syrie pour qu'ils luttent contre le groupe Etat islamique.

Armes, munitions et pick-ups

L'entraînement doit commencer à la mi-mars et environ 100 formateurs américains sont déjà arrivés dans la région, selon le porte-parole du Pentagone.

Des responsables américains ont confié à l'AFP que le Pentagone allait fournir aux rebelles des pick-ups, fusils-mitrailleurs, des munitions et des systèmes de communication radio.

Lors de la récente bataille pour le contrôle de la ville syrienne de Kobané à la frontière turque, les avions américains ont reçu l'appui au sol des forces kurdes qui leur communiquaient leurs propres positions et celles des combattants de l'EI, a encore dit le contre-amiral Kirby.

Mais il a réfuté certaines informations selon lesquelles les miliciens kurdes auraient joué le rôle de contrôleurs aériens avancés.

La stratégie américaine contre les insurgés de l'EI consiste tout d'abord à les défaire en Irak. En Syrie, le haut commandement militaire américain prévient qu'il faudra sans doute plusieurs années avant que les forces modérées puissent faire des progrès significatifs contre les jihadistes.

RTBF et agences

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