Ukraine: sanctions contre des responsables? "Elles auront peu d'impact"

"Une loi a été votée il y a un an ou deux en Russie, interdisant aux fonctionnaires russes de posséder des actifs financiers étrangers", rappelle-t-il. Les interdictions de visa et le gel des avoirs envisagés à l'encontre de plusieurs dignitaires russes, soupçonnés de menacer la stabilité de l'Ukraine, "toucheraient donc des personnes qui ne sont pas intéressées de venir en Occident et qui n'y ont pas de biens".

Mais l'essentiel reste "de maintenir le dialogue avec les autorités russes", reconnaissent Xavier Follebouckt et Aude Merlin, professeur en sciences politiques à l'ULB. Pour cette spécialiste des relations internationales de la Russie, "les Occidentaux procéderont par gradation au niveau des sanctions", envisageant par exemple des moyens économiques avant "de hausser le ton".

Si le scénario de l'annexion semble "écrit", tous deux notent que cet acte, qui serait un signal fort, "éloignerait la Russie de son objectif d'empêcher un rapprochement entre l'Ukraine et l'UE".

Ils s'accordent enfin pour contester la légitimité du référendum "qui ne laisse aucune place au statu quo". Les résultats sont aussi "peu surprenants", "dans un contexte d'unilatéralité politique et médiatique totale", ajoute Aude Merlin.

Les ministres des Affaires étrangères européens, réunis lundi à Bruxelles, devraient entériner une liste de responsables russes et ukrainiens qui verront leurs avoirs gelés et ne pourront plus circuler dans l'Union.

Belga

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