Ukraine: les Etats-Unis envoient douze avions F-16 en Pologne

"L'unité sera composée de 12 avions F-16, d'avions de transport et de 300 soldats", a précisé à l'AFP le porte-parole du ministère Jacek Sonta. Les avions "arrivent à la demande de la Pologne dans le cadre d'un exercice militaire dont la tenue a été avancée et élargie et surtout dans une situation politique tendue à cause de la situation en Ukraine", a-t-il ajouté.

Jeudi dernier, les États-Unis ont envoyé en Lituanie quatre appareils F-15 pour renforcer la surveillance de l'espace aérien balte. Leur envoi était, selon le ministre lituanien de la Défense Juozas Olekas, une réponse "à l'agression de la Russie en Ukraine ainsi qu'à une intensification de l'activité militaire russe dans la région de Kaliningrad", une enclave russe située entre la Lituanie et la Pologne.

La présidente lituanienne Dalia Grybauskaite avait auparavant appelé l'Otan "à une plus grande présence dans les pays baltes". Alors que les forces armées polonaises disposent de 48 appareil F-16, les pays baltes n'ont pas d'aviation militaire suffisante et c'est aux pays de l'Otan d'assurer, à tour de rôle, la protection de leur espace aérien.

L'Ukraine espère signer un accord avec l'UE le 17 ou le 21 mars

L'Ukraine espère signer le volet politique d'un accord d'association avec l'Union européenne, a déclaré dimanche le ministre ukrainien des Affaires étrangères par intérim Andriï Dechtchitsa. "L'accord d'association politique pourrait être signé le 17 ou le 21 mars", a indiqué Andriï Dechtchitsa dans un interview à la chaîne de télévision 1+1. Une réunion des ministres des Affaires étrangères est prévue le 17 mars. Le 21 mars est le deuxième jour d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE.

Angela Merkel dit à Vladimir Poutine que le référendum sur la Crimée est "illégal"

La chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est entretenue dimanche par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine, lui a déclaré que le référendum prévu en Crimée était "illégal", a rapporté son porte-parole Steffen Seibert dans un communiqué. "La chancelière a fait valoir avec force la position allemande affirmant que le prétendu référendum du 16 mars sur la Crimée est illégal. Sa tenue est contraire à la Constitution ukrainienne et au droit international", a déclaré le porte-parole. "La chancelière a par ailleurs déploré qu'aucun progrès n'ait été fait dans la constitution d'un groupe de contact international qui doit permettre de trouver un chemin politique conduisant à une solution au conflit en Ukraine", a-t-il souligné, ajoutant : "Elle a souligné la nécessité urgente de parvenir dans ce domaine à un résultat substantiel".

Dans un communiqué évoquant cette conversation téléphonique ainsi que celle entre le président russe et le Premier ministre britannique David Cameron, le Kremlin a affirmé que Vladimir Poutine avait qualifié de "légitimes" les autorités pro-russes de Crimée. Il a "souligné en particulier que les mesures prises par les autorités légitimes de Crimée étaient basées sur les normes du droit international", et a discuté également du référendum prévu le 16 mars en Crimée.

Dans l'après-midi, la chancelière a en outre téléphoné au président chinois Xi Jinping. Avec ce dernier qui doit se rendre en Allemagne à la fin du mois de mars, elle a également évoqué la situation internationale, et particulièrement le dossier ukrainien. Selon le porte-parole d'Angela Merkel, le président chinois s'est dit à ce propos favorable à une solution politique, "par le biais du dialogue". "Il a mis en avant le fait que la sortie de la crise devait être fondée sur l'ordre juridique international", selon le communiqué de la chancellerie.

Pendant ce temps, en Crimée, les forces russes consolident jour après jour leur position et rendent plus difficile la possibilité pour le nouveau pouvoir de la réintégrer un jour.

Belga

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