Ukraine: le sommet Russie-UE réduit au minimum, dénonce la Russie

Selon ce conseiller, Iouri Ouchakov, le sommet ne donnera lieu à la signature d'aucun document et a été réduit à la demande de Bruxelles à "des entretiens informels entre les directions russe et européenne, un petit-déjeuner de travail et une conférence de presse".

"On nous a expliqué (à Bruxelles, ndlr) la nécessité de réduire les paramètres du sommet en expliquant qu'il était indispensable de parler de manière approfondie de questions essentielles, étant donné que pas mal de problèmes se sont accumulés dans les relations", a déclaré M. Ouchakov, cité par Interfax.

Ces problèmes sont notamment "ceux qui sont clairement liés à la réalisation du 'Partenariat oriental' et au sujet de l'Ukraine", a-t-il ajouté.

La Russie ne veut pas d'un sommet consacré à l'Ukraine, a de son côté déclaré le représentant russe auprès de l'UE, Vladimir Tchijov, à l'agence Interfax.

"Ce n'est pas un sommet sur l'Ukraine, mais un sommet sur les relations entre la Russie et l'Union européenne", a-t-il déclaré.

"La Russie et l'Union européenne ne doivent pas prendre de quelconques décisions à la place des dirigeants ukrainiens, et dans son dos", a-t-il ajouté.

Il critiqué la position des Européens, qui ont dénoncé l'adoption de lois répressives en Ukraine et mis en garde les autorités du pays.

"La tâche de ceux qui se préoccupent de la stabilité et du développement de la démocratie n'est pas de s'ingérer et de brandir des sanctions, mais d'apporter un soutien politique" au pays, a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs pris la défense des forces de l'ordre ukrainiennes, mises en cause alors que les violents heurts de ces derniers jours ont fait au moins deux morts, voire cinq selon l'opposition.

"Je pense que dans beaucoup de pays de l'UE la réaction (des forces de l'ordre) aurait été plus dure qu'elle ne l'est en ce moment à Kiev", a déclaré le représentant russe.

Les relations entre la Russie et l'UE se sont tendues sur la question de l'Ukraine, secouée par une contestation inédite et des heurts violents depuis la volte-face du président Viktor Ianoukovitch qui a choisi en novembre de ne pas signer un accord d'association avec l'UE en préparation depuis des années dans le cadre du "Partenariat oriental", pour se tourner vers la Russie de Vladimir Poutine.

Moscou a ensuite accordé une ligne de crédit de 15 milliards d'euros à Kiev et une baisse substantielle de ses tarifs gaziers.

L'UE a accusé la Russie d'avoir fait pression sur son voisin, Moscou a de son côté dénoncé des ingérences "indécentes" des Européens dans les affaires ukrainiennes.

 


Belga

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