Ukraine: l'amnistie des contestataires est votée, la Russie menace

Cette loi d'amnistie est une des principales exigences de l'opposition mobilisée depuis plus de deux mois dans le centre de Kiev.

Le texte a été approuvé par 232 députés, sur les 416 présents, sous les cris de protestations des parlementaires de l'opposition, et la séance a été levée.

Le président Viktor Ianoukovitch s'était rendu peu avant au Parlement pour peser de tout son poids dans les difficiles négociations entre sa formation, le Parti des Régions, et l'opposition.

Le parti au pouvoir exigeait au départ en échange de cette loi d'amnistie la libération du centre de Kiev occupé par les manifestants ainsi que des bâtiments publics comme la mairie de Kiev ou la Maison des syndicats, devenue le siège de la contestation. C'est la raison pour laquelle l'opposition s'est abstenue.

Lancé après le refus du pouvoir de signer un accord de libre-échange avec l'Union européenne, préférant un rapprochement avec Moscou, la contestation s'est radicalisée depuis la mi-janvier avec l'adoption de lois réprimant les manifestations et s'est propagée à une grande partie du pays. Ces lois, très critiquées par les pays occidentaux, ont été abrogées mardi par le Parlement, réuni pour une session extraordinaire visant à esquisser une sortie de la crise.

Belga

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