Union Européenne: pas de position commune sur l'embargo des armes en Syrie

Les ministres des affaires étrangères européens dont Didier Reynders et Laurent Fabius à Bruxelles
Les ministres des affaires étrangères européens dont Didier Reynders et Laurent Fabius à Bruxelles - © Belga

C'est un échec pour la tentative de construire une diplomatie commune en Europe. Lundi soir, les 27 ministres des Affaires étrangères étaient réunis à Bruxelles. Ils se sont quittés vers minuit, sans compromis sur la livraison d'armes aux opposants au régime syrien de Bachar Al-Assad. Chaque État fera comme il voudra.

Les Européens devaient s'entendre rapidement sur la prolongation ou non des sanctions envers la Syrie. Elles arrivent à échéance vendredi à minuit. Le compromis était annoncé pour le déjeuner, mais il aura fallu attendre minuit.

Les ministres des affaires étrangères ont alors annoncé la prolongation de toutes les sanctions économiques et financières... et l'impasse sur la plus attendue des mesures : l'embargo sur les armes.

Les 27 n'ont pas réussi à trouver un compromis. Ils ont, au contraire, décidé que la vente d'armes aux opposants syriens redeviendrait une compétence des États membres dès le 1er juin. Les États s'engagent toutefois à ne livrer des armes qu'à certaines conditions.

Exit toute politique commune sur ce point important. Les positions britannique et autrichienne étaient inconciliables. La Grande Bretagne demandait la levée totale de l'embargo et l'Autriche, a contrario, la reconduction pure et simple de toutes les sanctions, y compris l'embargo. Selon certaines sources, l'Autriche aurait été particulièrement inflexible.

Les Européens se sont toutefois ménagés une porte de sortie, soit la possibilité de réviser l'accord d'ici le 1er août. Une solution qui cache mal les divisions des 27.

Africa Gordillo

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