UE: la Tchéquie passe le relais à la Suède, sous les critiques

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C''est la fin de la présidence tchèque de l'Union européenne. Demain, la Suède prendra le relais. Et rarement une présidence aura été aussi critiquée que celle de la République tchèque.

Même l'ex-premier ministre Mirek Topolanek, dont le gouvernement a été renversé pendant son mandat à la tête de l'Union, reconnaît que cela a été "une chance perdue". C'est d'autant plus regrettable que l'Europe affrontait en même temps une crise économique catastrophique. Il ne se trouve pas grand monde pour remercier  Prague, même par simple politesse, de sa prestation à la présidence de l'Europe.  

La preuve par ces mots d'Angela Merkel lors du dernier sommet européen, il y a quinze jours, à Bruxelles. "On attend avec impatience la présidence suédoise, mais on restera volontiers encore quelques jours avec les Tchèques", a dit la chancelière allemande. C'est ce qu'on appelle le service minimum.

D'autres ont été plus acerbes, comme ce diplomate belge pour qui c'est la présidence la plus catastrophique que l'Union ait connue.

Au chapitre des circonstances atténuantes, on peut aligner la chute du gouvernement, les provocations du président tchèque, champion toutes catégories de l'euroscepticisme, et les difficultés liées à la crise économique. 

Mais  quand l'Europe cherchait la voie d'une relance européenne, Mirek Topolanek a joué les fauteurs de trouble en qualifiant la politique de relance de chemin vers l'enfer. Et contre quasi tous les Etats membres, il a plaidé la rigueur budgétaire et le non-interventionnisme.  En revanche, ce sont ses critiques contre le protectionnisme qui ont aidé à calmer les velléités de certains de piétiner les règles du grand marché européen. 

Et malgré les offensives du président Vaclav Klaus, qui qualifie le traité de Lisbonne d'"erreur tragique", Mirek Topolanek a su convaincre le parlement tchèque de  le ratifier. Quant à son successeur, il a su négocier, lors du dernier sommet, les garanties à donner à l'Irlande pour donner toutes ses chances au référendum qui aura lieu cet automne.

(M.S. avec Chantal Istace)

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