Tunisie: la "vétusté du bus" et la "vitesse" à l'origine de l'accident qui a fait au moins 26 morts

Le président tunisien Kais Saied inspecte le site où a chuté un autobus, le 1er décembre 2019 à Aïn Snoussi (nord)
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Le président tunisien Kais Saied inspecte le site où a chuté un autobus, le 1er décembre 2019 à Aïn Snoussi (nord) - © FETHI BELAID

La vétusté et la vitesse sont principalement à l'origine de l'accident de bus ayant fait au moins 26 morts dimanche dans le nord-ouest de la Tunisie, a affirmé lundi un ministre tunisien.

Dimanche, un bus transportant 43 jeunes adultes est sorti de la route dans la région d'Aïn Snoussi, et chuté dans un ravin. Cet accident a fait au moins 26 morts et 17 blessés, selon le ministère de la Santé, ce qui en fait l'un des drames de la route les plus meurtriers du pays.

Interrogé lundi par la télévision nationale, le ministre de l'Equipement, de l'Habitat et de l'Aménagement du territoire, Noureddine Selmi, a affirmé ne pas vouloir "anticiper les conclusions de l'enquête".

Mais il a évoqué "la vétusté du bus, vieux de 20 ans, et la vitesse" du véhicule.

"Les routes de la mort"

La région où est survenu l'accident est connue pour la dangerosité de ses routes, qui sont toutes équipées "de panneaux de limitation de vitesse", a-t-il relevé.

La veille, dans une déclaration à une radio privée, le ministre du Tourisme René Trabelsi avait indiqué que le bus était sorti de la route dans "un mauvais virage".

Le véhicule est "tombé dans un ravin après avoir franchi une barrière en fer", avait de son côté précisé le ministère de l'Intérieur.

L'annonce de ce drame routier a suscité l'émoi dans le pays. "Journée funeste en Tunisie", a titré lundi le journal arabophone Al-Chourouk. "La Tunisie sous le choc", a rapporté le quotidien francophone La Presse.

Dès dimanche, des internautes ont manifesté leur colère après cette "catastrophe nationale", en dénonçant "les routes de la mort" en Tunisie.

Le bus appartenant à une agence de voyage locale provenait de la capitale Tunis et se rendait à Aïn Draham, une région prisée des touristes locaux proche de la frontière algérienne.

Les images montrent des cadavres jonchant le sol et un bus déchiqueté.

Le président Kais Saied et le Premier ministre sortant Youssef Chahed se sont rendus sur place.

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