Tuerie de Winnenden: l'auteur souffrait de dépression

Tim Kretschmer, considéré par son entourage comme un garçon "réservé" et "sympathique", avait été suivi à plusieurs reprises dans une clinique psychiatrique pour "dépression", a annoncé le procureur de Stuttgart, Siegfried Mahler, lors d'une conférence de presse avec les autorités locales. "Il devait ensuite poursuivre un traitement à domicile, mais apparemment il ne l'a pas fait", a-t-il ajouté.

L'adolescent avait obtenu son diplôme de fin d'études l'été dernier avec des notes "très moyennes" et poursuivait une formation de vendeur dans une école privée.

Message sur Internet

Les autorités locales ont également révélé que le jeune Allemand avait annoncé ses intentions. Il avait prévenu un prénommé Bernd, un adolescent de son âge, qu'il avait rencontré sur un forum de discussion.

"J'ai des armes ici, demain matin j'irai à mon ancienne école. Restez à l'écoute, vous entendrez parler de moi demain. Retenez bien le lieu: Winnenden", avait déclaré le jeune Tim lors de ce "chat". "J'en ai marre, j'en ai assez de cette vie qui n'a pas de sens, c'est toujours la même chose. Tout le monde se fiche de moi et personne ne reconnaît mon potentiel", avait-il ajouté.

Après avoir pris connaissance du massacre par les médias, le jeune Bernd a parlé du "chat" qu'il avait eu la nuit précédente à son père, lequel a prévenu la police.

Adepte des jeux violents

L'ordinateur de Tim Kretschmer a été passé au peigne fin et a révélé que des jeux violents comme "Counter strike" s'y trouvaient. Ce qui rappellent d'autres tragédies lors desquelles les auteurs avaient aussi une passion pour ces jeux violents. Les murs de sa chambre étaient également décorés avec des armes à feu.

Mais cela n'explique toujours pas pourquoi la plupart de ses victimes sont femmes.

De nombreuses  munitions

Le pire a, peut-être été, évité. Lors de sa course meurtrière, Tim Kretschmer avait emmené plus de 200 balles. Il a tiré en tout à plus de cent reprises, et "il lui restait plus de 130 balles sur lui lorsqu'il s'est donné la mort", a précisé Erwin Heger, le chef de la police locale.
Reste que le père de Tim Kretschmer pourrait être poursuivi. La plupart des armes qu'il détenait légalement étaient en lieu sûr à son domicile sauf une: le pistolet utilisé par son fils. 

En attendant, l'Allemagne reste sous le choc. Dans tout le pays, les drapeaux sont en berne. Sur place, de nombreux psychologues viennent en aide aux élèves de l'école Albertville traumatisés par la tuerie.

Les deux policiers sévèrement blessés ainsi que neuf élèves de l'établissement, également victimes de blessures graves, sont hors de danger mais encore à l'hôpital.

(C.Biourge avec P. Thibault et Belga)

 

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