Tuerie d'Utoya: un tiers des survivants souffrent de problèmes psychiques

Tuerie d'Utoya: un tiers des survivants souffrent de problèmes psychiques
Tuerie d'Utoya: un tiers des survivants souffrent de problèmes psychiques - © Tous droits réservés

La Norvège commémore ce lundi, toute la journée, le deuxième anniversaire des attentats d’Anders Behring Breivik. Deux ans après, beaucoup de survivants ou de proches de victimes éprouvent toujours les pires difficultés à retrouver une vie normale.

Le 22 juillet 2011, le terroriste d’extrême-droite avait fait exploser une bombe dans le quartier gouvernemental d’Oslo, tuant 8 personnes, avant de se rendre au camp d’été de la jeunesse travailliste sur l’île d’Utøya, pour y assassiner 69 autres victimes.

Adrian Pracon a échappé à trois reprises aux balles d’Anders Behring Breivik, au cours du massacre de l’île d’Utøya. Son histoire miraculeuse a fait le tour du monde il y a deux ans, mais c’est seulement cet hiver, un an et demi après la tragédie, qu’il a traversé sa pire épreuve : "Les journées étaient devenues très pesantes, et le nuit je ne dormais plus… J’ai fini par perdre l’envie de vivre, car chaque jour était pire que le précédent. J’ai donc été hospitalisé dans une unité psychiatrique, ça m’a aidé énormément pour la suite."

Le jeune homme de 23 ans, d’un naturel pourtant très calme, a été condamné l’année dernière par la justice à une amende et des travaux d’intérêt général pour avoir frapper violemment un homme dans un bar. C’était le soir de la première audience publique de Breivik, Adrian venait de revoir son bourreau pour la première fois depuis la tuerie. Après deux années de souffrances post-traumatiques, le militant travailliste estime enfin qu’il va mieux : "Le plus difficile pour moi a été d’accepter que l’assassin m’ait épargné. Il pouvait me tuer, j’étais dans son viseur, mais il a choisi de ne pas tirer. J’ai compris que pour aller plus loin dans ma vie, je devais d’abord accepter d’être en vie. C’est le processus sur lequel je travaille maintenant."

Un survivant d’Utøya sur trois déclare encore souffrir de problèmes psychiques, deux ans après le massacre.

A Oslo, Grégory Tervel

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