TTIP: la commissaire européenne Cecilia Malmström face aux députés à la Chambre

La commission des relations extérieures de la Chambre recevait ce mardi matin Cecilia Malmström. L'occasion pour la commissaire européenne au Commerce de répondre aux questions des députés à propos des accords TTIP et CETA. Une rencontre organisée à quelques heures d'une manifestation contre ces traités aux contenus polémiques.

Pour la députée fédérale Gwenaëlle Grovonius (PS), il est "hors de question de sacrifier la sécurité, l'environnement, les emplois et les PME sur l'autel d'une hypothétique croissance". L'élue socialiste estime que "le MR nie les risque concrets pour l'économie et l'État, mais prend pour argent comptant les hypothétiques bénéfices" des traités incriminés.

Pour le cdH, Vanessa Matz trouve que "le diable se cache dans les détails". Si son parti a "toujours refusé d'être dans le slogan anti libre-échange", la députée craint qu'avec ces traités "on se retrouve face à 10 Caterpillar". 

"On a aussi besoin de croissance et d'emplois. On peut en créer. On doit en créer", a répondu Cecilia Malmström. Selon elle, "un emploi sur six en Belgique dépend des exportations européennes vers le reste du monde".

"Il y a sept ans, lorsque les négociations sur l'accord commercial Canada-Union européenne (CETA) ont commencé, il n'y avait pas de débat sur la transparence", a ajouté la commissaire européenne. En regardant en arrière, nous l'aurions peut-être fait différemment." Et d'ajouter : "Pour le TTIP, nous avons vraiment essayé" d'être plus transparents.

On ne pourra pas forcer un gouvernement à privatiser un service public

Pour Cecilia Malmström, le CETA reste un accord "économiquement efficace", puisqu'il doit lever les barrières au commerce et ainsi stimuler l'économie, tout en protégeant les services publics. "C'est une promesse. On ne pourra pas forcer un gouvernement à privatiser un service public", a-t-elle appuyé.

La commissaire a souligné que seules les sociétés canadiennes pourraient accéder au marché européen ou aux dispositions du CETA, et qu'avoir une filiale au Canada n'était pas suffisant. Les détracteurs du CETA craignent en effet de voir des sociétés américaines se servir de l'accord avec le Canada pour utiliser notamment les cours d'arbitrage privées prévues par le traité.

Cecilia Malmström était ce mardi l'invitée de Matin Première. Retrouvez son interview en intégralité en cliquant ici.

 

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