Trump dit condamner le racisme avant un rassemblement néo-nazi

A Charlottesville, en Virginie, le 11 août 2018
A Charlottesville, en Virginie, le 11 août 2018 - © Logan Cyrus

Le président américain Donald Trump a dit samedi condamner "tous les types de racisme" et a appelé à l'unité nationale, un an après le rassemblement néo-nazi meurtrier de Charlottesville et avant une nouvelle manifestation de suprémacistes blancs dimanche à Washington.

"Le rassemblement de Charlottesville, il y a un an, a entraîné la mort et des divisions insensées", a tweeté Donald Trump, qui avait été vivement critiqué l'an dernier pour n'avoir jamais clairement condamné les manifestants néo-nazis après les événements d'août 2017.

"Nous devons nous rassembler en tant que Nation", a-t-il ajouté. "Paix à tous les Américains!", a-t-il encore dit.

Il y a un an, le réseau "Unite the Right" avait obtenu de pouvoir organiser un rassemblement à Charlottesville (Virginie) pour protester contre le projet de la municipalité de déboulonner une statue du général confédéré Robert E. Lee. Au terme de ce rassemblement, des heurts avaient éclaté entre suprémacistes blancs et contre-manifestants.

Un sympathisant néo-nazi avait alors foncé en voiture dans une foule de manifestants antiracistes, tuant une jeune femme de 32 ans, Heather Heyer, et faisant 19 blessés.

Pour le premier anniversaire de ces événements, "Unite the Right" a prévu un nouveau rassemblement, dimanche, mais à Washington cette fois, aux abords de la Maison Blanche.

Des contre-manifestations sont également prévues dans le même square Lafayette, devant la résidence présidentielle.

"Déverser leur haine"

Un important dispositif policier sera mis en place, principalement pour empêcher les deux groupes d'entrer en contact.

"Nous savons que dimanche, des gens vont venir dans notre ville dans le seul but de déverser leur haine", a déclaré la maire de Washington, Muriel Bowser, tout en indiquant qu'il ne s'agissait pas d'empêcher l'événement car le premier amendement de la Constitution américaine protège la liberté d'expression.

Le permis qui a été accordé à "Unite the Right" prévoit 400 manifestants.

Initiateur de la manifestation de l'an dernier, Jason Kessler avait demandé à défiler de nouveau à Charlottesville, mais la municipalité a refusé.

Dans un entretien à la radio publique NPR diffusé vendredi, il a exprimé le souhait que l'événement de dimanche soit "apaisé" et pris publiquement ses distances avec la mouvance néo-nazie.

"Je ne veux pas de néo-nazis à mon rassemblement", a-t-il assuré, "ils ne sont pas les bienvenus." "J'espère qu'il sera apaisé", a-t-il ajouté au sujet de l'événement, "et qu'après, je pourrai discuter ou débattre avec des représentants de Black Lives Matter (mouvement contre les violences visant les Noirs) ou les antifa (mouvements antifascistes), parce que je crois que nous devons avoir ce dialogue."

A Charlottesville, même si aucun rassemblement de quelque nature que ce soit n'est autorisé ce week-end, les autorités ont pris d'importantes mesures de sécurité, après avoir été débordées lors des heurts du 12 août 2017.

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