Trois dossiers chauds au menu du sommet européen: le climat, le budget et le Brexit

Le dernier sommet européen de l’année s’ouvre ce jeudi après-midi à Bruxelles. Ce sera aussi le premier de Charles Michel en tant que président du Conseil européen.

Un véritable baptême du feu puisqu’il tentera de faire avancer trois dossiers chauds : la lutte contre le changement climatique, le futur budget de l’Union européenne et l’inévitable Brexit.

L’Union européenne veut atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Cet objectif est au cœur de l’ambitieux " Pacte vert " présenté hier par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

Les coûts de la transition écologique

Une large majorité d’Etats membres adhère à cet objectif. Mais pas tout. Charles Michel espère convaincre une poignée de récalcitrants, la Pologne en tête, qui réclament de l’argent pour financer leur transition écologique, suivie de la Hongrie et de la République tchèque. Mais ce n’est pas gagné.

Le chiffre de 100 milliards d’euros d’investissements prévus par la Commission dans le cadre d’un "mécanisme de transition juste" destiné aux régions et secteurs les plus exposés suffira-t-il à les convaincre ?

Rien n’est moins sûr. La transition verte implique des "coûts significatifs et des défis pour nos économies", a souligné une source polonaise. "Une telle transition doit être juste, équilibrée d’un point de vue social et tenir compte de la situation particulière des Etats".

Le Premier ministre tchèque populiste Andrej Babis a également pointé les "coûts astronomiques" d’une conversion à la neutralité carbone, les évaluant pour son pays à 26,5 milliards d’euros. "Nous voulons que l’UE en tienne compte", a-t-il tweeté.

Il a appelé Bruxelles à considérer le nucléaire comme une source d’énergie susceptible d’être soutenue par des financements verts. Une position défendue par tous les pays qui utilisent le nucléaire dans leur bouquet énergétique, comme la France, mais à laquelle s’opposent des Etats comme l’Allemagne, le Luxembourg et l’Autriche. 

Action pour le climat signée Greenpeace au conseil de l'Europe, à Bruxelles

La question de l’enveloppe budgétaire

Les discussions sur la future enveloppe budgétaire de l’Union pour la période 2021-2027 risquent également de poser problème. Les dirigeants européens sont divisés là aussi. Des propositions chiffrées sont sur la table, mais il ne faut pas s’attendre un compromis à l’issue du sommet.

L’exercice est d’autant plus compliqué par la disparition de la contribution britannique. En l’absence du Premier ministre Boris Johnson, les intérêts britanniques seront représentés par le nouveau président du Conseil européen Charles Michel. La question du Brexit sera d’ailleurs abordée demain, en fin de sommet, après les résultats des élections britanniques qui ont lieu ce jeudi.

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