Traitement des déchets électroniques: Chine, poubelle du monde

Des habitants de Guiyu (Chine) traitent des déchets électriques et électroniques de façon artisanale
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Des habitants de Guiyu (Chine) traitent des déchets électriques et électroniques de façon artisanale - © EPA

Du téléphone portable au micro-onde, vos appareils électriques et électroniques arrivés en fin de vie ont de fortes chances de se retrouver dans une décharge chinoise ou indienne, pour être transformé et réutilisés. Problème : ce recyclage artisanal s’avère extrêmement polluant.

Dans le village de Guiyu, les habitants cassent, décomposent, trient et recyclent les composants électroniques des e-déchets, ces anciens appareillages électroniques provenant majoritairement d'Occident.

Cette importation est interdite par la loi. Mais les autorités chinoises semblent tolérer ce business très lucratif, amené à se développer considérablement dans les prochaines années, selon un rapport de du Programme des Nations unis pour l’environnement (PNUE), daté de 2009.  

Si le PNUE s’intéresse de près à cette problématique depuis plusieurs années, c’est parce que les déchets électroniques représentent une masse polluante considérable qui est traitée, dans les pays en voie de développement, de manière désastreuse d’un point de vue écologique. Les e-déchets y sont souvent brûlés à ciel ouvert, ce qui engendre des émanations toxiques pour la santé humaine mais aussi pour l’environnement.

Selon une étude publiée en 2010, 80 % des enfants de Guiyu souffriraient d’ailleurs de maladies respiratoires.

Dans le reportage de François Mazure (RTBF) ci-dessous, un paysan de la région explique que la pollution est telle qu’il n’oserait pas manger le riz qu’il cultive sur ses terres. Il choisit de fermer les yeux sur la destination d’export de celui-ci.

Des visualisations de données expliquant le problème à la source ont été réalisées par l’entreprise anglaise ‘fonbank’, quelque peu intéressée puisqu’elle propose justement à ses clients d’échanger leur vieux téléphone portable contre du cash.

Cette problématique a également été l’objet d’une étude et d’un documentaire (en anglais) réalisé par Basel Action Network, en 2011.

A. Dg.

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