"Tourist go home": gare aux méga-amendes des villes touristiques

Des taxes supplémentaires pour certains lieux touristiques, des amendes pour ne pas s'installer n'importe où, de plus en plus de villes touristiques mettent en place des moyens, parfois jugés excessifs, pour diminuer le nombre de touristes dans leurs rues.

En juillet dernier, un couple de touristes allemands surpris à Venise en train de se préparer un café sur un réchaud au pied du Pont du Rialto a écopé d'une amende de 950 euros et ont été invités à quitter la ville.

Une mesure d'éloignement exécutée pour la 40e fois depuis sa mise en place en mai dernier, précise la municipalité.

"Venise doit être respectée et les gens impolis qui pensent venir en ville et faire ce qu'ils veulent doivent comprendre que, grâce à la police locale, il seront pris, sanctionnés et renvoyés", explique le maire de Venise, Luigi Brugnaro, dans le communiqué. "Désormais, nous allons également communiquer les identités des personnes visées par une mesure d'éloignement aux ambassades et consulats de leur pays d'origine", précise le maire.

Le texte adopté en mai concerne des règles de bienséance, de propreté et de sécurité à respecter dans la cité lacustre, confrontée au tourisme de masse et à ses conséquences sur ses canaux et les lieux les plus fréquentés. Il prévoit toute une série d'interdictions (comme de pique-niquer sur certains sites, se laver dans les fontaines ou se promener torse nu) et de fortes amendes, voire des expulsions, pour les contrevenants.

En Italie aussi les autorités menacent d'amendes les touristes indélicats.  Rome a interdit aux touristes de s'asseoir et de manger sur l'escalier de la Trinité des Monts, l'un de ses joyaux architecturaux, sous peine d'amendes salées.  

Un règlement de la police urbaine, qui remonte au début de l'été, prévoit l'interdiction de s'installer dans des lieux publics "de manière indécente ou contraire au décorum" ainsi que de "s'asseoir en consommant des aliments ou des boissons sur des biens du patrimoine historique, artistique, archéologique et monumental", notamment des fontaines et des escaliers.

A la clef de ce règlement désormais appliqué à l'escalier de la Trinité des Monts, une amende de 150 euros pouvant être portée à 400 euros en cas de comportement grave, selon les médias italiens.

 

Des taxes "touristes"

Depuis 2012 déjà, Barcelone, 3ème ville européenne la plus visitée, a imposé des taxes de séjour aux touristes.  L'idée fait son chemin aussi en Italie, à Venise notamment. 

Il faudra bientôt débourser entre  2,50 et 5 euros, jusqu'à 10 euros en haute saison, pour pouvoir pénétrer dans la cité des Doges. Selon la presse locale, avec cette nouvelle taxe, la ville espère engranger entre 40 et 50 millions d'euros. Cette somme qui servirait notamment à financer le coût du nettoyage de la cité. Une tâche d'envergure puisque chaque année, Venise est salie par le passage des 28 millions de touristes. L'objectif final étant de diminuer la fréquentation globale de la ville. 

Vews 04/08/2019

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