"Total soutien" de la Hongrie et de la Slovaquie à l'Italie pour son refus d'accueillir l'Aquarius

"Total soutien" de la Hongrie et de la Slovaquie à l'Italie pour son refus d'accueillir l'Aquarius
"Total soutien" de la Hongrie et de la Slovaquie à l'Italie pour son refus d'accueillir l'Aquarius - © VASSIL DONEV - AFP

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a assuré mardi l'Italie de son "total soutien" tandis que son homologue slovaque Peter Pellegrini a souhaité que le refus de Rome d'accueillir le navire Aquarius ne soit "que le début" du renforcement des frontières maritimes de l'UE.

"J'ai ressenti un énorme soulagement!", a déclaré le chef du gouvernement hongrois interrogé sur son sentiment après que l'Italie a refusé d'accueillir le navire de sauvetage Aquarius avec 629 migrants à bord.

"J'étais las d'entendre pendant des années que les frontières maritimes ne peuvent pas être protégées!", a ajouté M. Orban qui incarne depuis 2015 le camp des pays européens opposés à l'accueil de réfugiés sur leur territoire.

Ce qui manquait jusqu'ici était bel et bien la volonté

Le Premier ministre conservateur a assuré Rome du "total soutien" de son pays et de l'alliance régionale du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, Slovaquie, Tchéquie).

"Ce qui manquait jusqu'ici était (...) bel et bien la volonté", a encore estimé M. Orban selon lequel, grâce au nouveau gouvernement italien formé par la Ligue (extrême droite) et le Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème), "cette volonté manquante est de retour en Italie".

Le Premier ministre slovaque Peter Pellegrini qui s'exprimait à ses côtés lors d'une conférence de presse à Budapest, a souhaité que la réaction italienne ne soit "qu'un début: il faudra renforcer la protection des frontières extérieures de l'UE".

"Il faut arrêter la politique qui consiste à sauver tous ceux qui se jettent à l'eau: les garde-côtes ou la police les sauvent et ils sont acheminés sur le territoire de l'UE: il faut les mettre dans des hotspots à l'extérieur de l'UE", a-t-il ajouté.

"Nous refusons de faire entrer des migrants dans nos pays", a déclaré M. Pellegrini, reprenant la position commune des pays de Visegrad qui s'opposent depuis deux ans à toute idée de partage de l'accueil des demandeurs d'asile parmi les Etats membres de l'UE.

"Par contre, nous pouvons et allons aider à la défense des frontières avec des soldats et des policiers, nous pouvons financer cette défense et aider les migrants sur place", a-t-il observé.

Le vice-chancelier autrichien et chef du parti d'extrême droite (FPÖ) Heinz-Christian Strache s'était félicité lundi sur Facebook que "sous le nouveau ministre italien de l'Intérieur Salvini, la migration illégale ne soit plus tolérée".

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