Tirs au sud de Paris: deux personnes en garde à vue

"Deux personnes sont actuellement en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire (du département) des Hauts-de-Seine. Un homme de 52 ans, interpellé ce matin, et une deuxième personne", a déclaré à l'AFP une source policière.

"On ne sait pas à ce stade s'il peut s'agir de l'auteur de la fusillade qui est toujours activement recherché", a-t-on ajouté. 

Selon une autre source policière, l'homme de 52 ans n'est "visiblement pas le bon". "Mon client se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment", a assuré à l'AFP son avocate Me Laurence Roche, affirmant qu'il n'était "en aucune façon mêlé à cette affaire".

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a déclaré jeudi soir qu'il n'y avait pas de lien "à ce stade" entre cette fusillade et l'attentat de Charlie Hebdo dans lequel douze personnes ont trouvé la mort mercredi.

Un banal accident de la circulation

Un homme, porteur d'un gilet pare-balles, d'une arme de poing et d'un fusil mitrailleur, a tiré à 08h19 en direction de policiers qui intervenaient sur un banal accident de la circulation à proximité de la porte de Châtillon, au sud de Paris, selon des sources policières.

Une policière et un agent de voirie ont été blessés. La policière était dans un état critique et a succombé à ses blessures. Il s'agissait d'une stagiaire âgée de 20 ans, célibataire et sans enfants. "Elle venait de terminer sa formation et travaillait sur la voie publique depuis quinze jours seulement", indique David Meseray, vice-président du syndicat CFTC Police municipale, cité par Le Parisien. "Elle était très bien intégrée dans son service, très appréciée."

A Montrouge, les policiers municipaux ne portent pas d'arme à feu. La victime portait en revanche un gilet pare-balles. L'autre personne touchée par les tirs, un agent des services techniques municipaux de 45 ans, a été grièvement blessé, mais ses jours ne sont plus en danger, selon les informations du Parisien.

Attaque classée terroriste

Les juges antiterroristes se sont saisi des faits "au vu du contexte actuel, de l'armement lourd de l'auteur des faits et du caractère délibéré d'un acte visant les forces de l'ordre" . Ils ont ouvert une enquête pour assassinat et tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste.

D'après les témoins sur place, il n'y aurait pas eu de revendication. C'était "une scène de panique" , a raconté un habitant de la rue, Ahmed Sassi, 38 ans. Il explique avoir été réveillé par "deux détonations" . De la fenêtre de sa cuisine, il dit avoir vu "un policier debout dans la rue. Un homme en habit sombre lui a tiré dessus à bout portant, tout en continuant à courir" .

Protégé par un gilet pare-balles, porteur d'une arme de poing et d'un fusil-mitrailleur, le suspect recherché s'était enfui à bord d'une voiture ensuite retrouvée dans la ville voisine d'Arcueil.

Un quartier de cette localité avait été un temps bouclé en fin de matinée puis le périmètre de sécurité a été levé un peu avant midi. Une opération de police dans une chambre d'hôtel de Montrouge, près des lieux de la fusillade, s'est également "révélée infructueuse", d'après une source policière.

Selon celle-ci, la trace de l'agresseur présumé avait été perdue "dans le quartier de La Défense", centre névralgique des affaires à l'ouest de Paris où travaillent des milliers de salariés.

 

RTBF

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