Theresa May: la seconde Première ministre de l'histoire du Royaume-Uni quitte ses fonctions ce vendredi

Theresa May
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Theresa May - © CHRISTOF STACHE - AFP

Ce vendredi, Theresa May passera le témoin et quittera son poste de Première ministre britannique. C’est en 2016, qu’elle est devenue la deuxième femme à se hisser à ce poste très convoité en Angleterre, après Margareth Tatcher. Critiquée de toutes parts, y compris dans son propre parti, elle représentait, jusqu’à ce 7 juin, le visage du Brexit. Femme de conviction, elle n’aura pourtant pas tenu le coup. Âgée de 62 ans, elle aura tenu les rênes du Royaume-Uni près de 3 ans. Theresa May, ou la chronique d’un échec annoncé.

Diplômée de l’Université d’Oxford, elle entame sa carrière professionnelle dans le secteur bancaire. Elle y fera ses armes trois ans durant. Mariée à un banquier d’affaires, Theresa May n’aura pas d’enfants.

Ascension politique

Cette femme de conviction amorce sa carrière politique par de petits postes régionaux. Elle tente de se présenter aux élections législatives deux fois durant les années 90 mais subit autant de défaites. C’est finalement sa troisième tentative qui sera la bonne : elle est élue députée en 1997.

Secrétaire d’Etat à l’intérieur en 2010, elle devient ensuite cheffe du parti conservateur le 22 juillet 2012. Elle sera la première femme à la tête de ce groupement politique.

Ses responsabilités s’accroissent encore après le référendum sur le Brexit et prennent un nouveau tournant : elle devient première ministre, succédant à David Cameron, mis à mal par l’échec du vote. Sa mission : mettre en place la sortie de l’Union Européenne. Une position paradoxale pour la sexagénaire qui a fait campagne pour rester dans l’Europe avant le référendum.

Coûte que coûte

Mais cette fille de pasteur protestant, qui dévoile une nature tenace et loyale, prend ses responsabilités. Elle respectera le vote des britanniques, elle n'a cessé de le revendiquer depuis son accession à ce poste stratégique, en prévision du retrait de l'Etat outre-Manche de l'Union. "Le Brexit, signifie le Brexit. Et nous ferons tout pour que ce soit un succès !", déclare-t-elle avec fermeté le 11 juillet 2016.

Pour y arriver, elle convoque des élections générales un an plus tard. Tandis qu'elle pense renforcer sa majorité, c'est une déconvenue pour la néo-dirigeante. Elle perd son pari et en sort affaiblie.

Mais peu importe pour Theresa May, elle l’a promis et s’y tiendra et négociera malgré tout le Brexit. Mais les rouages sont plus embourbés qu’avant pour la Premiere ministre. Sans majorité absolue, elle traîne les négociations sur le Brexit comme un boulet. Un boulet visiblement trop lourd qui aura fait couler cette femme d’État qui aura sans conteste marqué de sa patte les négociations pour la sortie de son pays de l’Union.

C’est le 24 mai 2019 qu’elle décide de lâcher les rênes de l’Etat Britannique. Au bord des larmes, elle exprime son "profond regret de ne pas avoir été capable de mettre en œuvre le Brexit".


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L’histoire retiendra de Theresa May celle d’une battante. Combative, elle aura tout tenté pour faire aboutir un Brexit auquel elle ne croyait pas vraiment.

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