TGV saboté en France: un suspect belge arrêté

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C'est officiel, un Belge figure parmi les dix personnes interpellées dimanche en France dans le cadre de l'enquête sur les actes de sabotage contre le TGV.

Ce jeune homme de 30 ans, est d'ailleurs considéré comme le leader du groupe suspecté d'avoir commis ces actes de malveillances. Benjamin Rosoux, c'est son nom, est âgé de 30 ans. Il n'est pas connu des services de renseignements belges. Selon le ministère de l'Intérieur, il a quitté la Belgique en 1984. Il fait partie des 10 personnes placées dimanche en garde à vue en France. Il était membre de la communauté établie dans une ferme de Corrèze, à Tarnac. Une communauté bien intégrée, qui tenait l'épicerie du village. Une communauté qualifiée de libertaire, aussi, appartenant à l'ultra-gauche, selon les autorités françaises. Le groupe rassemble des déçus de l'écologie politique et de l'altermondialisme. Le suspect est lui-même un ancien de la Fédération des jeunes écologistes européens. Il est présenté par les enquêteurs comme le chef du réseau. Il est en tout cas le gérant de la société responsable de la ferme, le Goutailloux.

Cette ferme communautaire aurait servi de paravent à d'autres activités. Le groupe du Goutailloux a publié anonymement l'année passée une critique radicale de la société, intitulée  "L'insurrection qui vient". Pour l'occasion, il s'est baptisé le Comité invisible. 

Le livre a fait débat dans les milieux d'extrême gauche et anarchistes. Certains n'ont pas pris au sérieux leur paranoïa et leur style "anarcho-bobo". Sauf la police, qui -manifestement- surveillait de près leurs activités et affirme détenir les preuves de leur implication dans le sabotage des caténaires du TGV. 

Lors de leurs perquisitions, elle aurait trouvé des documents consignant les heures de passage des trains, commune par commune et du matériel d'escalade. Elle ne disposerait cependant pas de preuves matérielles qui permettent de rattacher directement les suspects aux actes de malveillance.  Les interrogatoires peuvent se prolonger durant quatre jours, soit jusqu'à samedi. Les suspects devront ensuite être soit présentés à un magistrat antiterroriste, soit remis en liberté.

Le trafic des Thalys et TGV perturbé :

Pour rappel la ministre française de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait annoncé mardi la mise en garde à vue de 10 personnes issues de l'ultra-gauche pour sabotage commis contre les chemins de fer français. Dimanche, des plaques de béton  avaient été retrouvées sur la voie ferrée qu'empruntait un TGV assurant la liaison Bruxelles-Perpignan. Samedi, quatre actes de malveillance (des barres de fer fixées sur les caténaires) avaient perturbé le trafic de 160 Thalys et TGV.

(Avec D.Fontaine)

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