Tanker britannique capturé: Londres veut une mission de protection maritime

Le pétrolier Stena Impero, battant pavillon britannique, immobilisé à proximité d'un port iranien
Le pétrolier Stena Impero, battant pavillon britannique, immobilisé à proximité d'un port iranien - © HASAN SHIRVANI - AFP

Un pétrolier naviguant sous pavillon britannique est toujours immobilisé par l’Iran. Et, avec lui, ses 23 membres d’équipage. Pour rappel, les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique du pays, se sont emparés de l’embarcation, qui est, à l’heure qu’il est, ancré à proximité du port iranien de Bandar Abbas.

Les autorités iraniennes ne cessent de justifier cette prise. Arguant que le pétrolier était bel et bien entré en collision avec un bateau de pêche. Le pétrolier, contacté pour obtenir la version des faits, n’aurait pas réagi. Voilà pour le point de vue iranien, qui va à l’encontre des observations obtenues par Londres. Le gouvernement britannique affirme que la saisie est illégale. Que le bateau naviguait dans le détroit d’Ormuz, des eaux internationales.

 

Réunion d’urgence à Londres

 

Cet accès de tension intervient dans un contexte politique très délicat pour les Britanniques. La Première ministre doit quitter définitivement ses fonctions ce mercredi, ce qui ne l’a pas empêchée de présider une réunion de crise, après avoir consulté ses alliés européens. La priorité ? Trouver un moyen de désamorcer la situation. "Nous allons essayer de mettre sur pied une mission de protection maritime sous commandement européen pour garantir le libre passage des équipages et des navires dans cette région vitale", a déclaré le secrétaire aux Affaires étrangères, Jeremy Hunt. Objectif ? Garantir la sécurité de la navigation dans le détroit d'Ormuz. 

Londres compte également tirer des enseignements de la saisie du pétrolier britannique. Les autorités demanderont désormais à tous les navires battant pavillon britannique de les prévenir de leur intention de traverser le détroit d'Ormuz. Avec l'idée d'encourager le voyage en convoi. 

Car le contexte est particulièrement explosif : un pétrolier iranien, soupçonné de vouloir livrer du brut à la Syrie (ce que Téhéran nie), a été saisi début juillet par les forces britanniques. Son arraisonnement vient d’être prolongé de 30 jours après la décision de la Cour suprême de Gibraltar. Ça sent les représailles. Ce qui n’empêche pas certains de s’interroger sur la pertinence de la saisie du pétrolier iranien. Une opération qui, selon le ministre espagnol des Affaires étrangères, aurait eu lieu "à la demande des Etats-Unis".

 

 

 

 

 

 

Journal télévisé 20/07/2019

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