Syrie: les USA "craignent" un massacre à Alep mais n'interviendront pas

Un homme porte un enfant blessé à Alep
Un homme porte un enfant blessé à Alep - © BULENT KILIC (AFP)

Alep, c'est la deuxième ville de Syrie et elle est devenue un champ de bataille. C'est peut-être même là que l'avenir du conflit se joue, entre les forces du régime et les insurgés.

Suivant sa stratégie habituelle, l'armée a commencé à pilonner dès l'aube la deuxième ville du pays. Des hélicoptères d'attaques et des chasseurs de l'armée de l'air syrienne sont déjà à l'oeuvre, appuyés par des tirs de mortiers tirés depuis l'extérieur de la ville et on apprend ce vendredi matin la défection d'une parlementaire, représentant justement la province d'Alep. Elle est passée en Turquie, dénonçant la répression et la torture sauvage auxquelles ce régime soumet toute une nation. C'est la première parlementaire à rompre avec le pouvoir syrien. Il faut dire que c'est sa ville, Alep, qui est désormais en point de mire.

Bachar el-Assad semble avoir mis toutes ses forces dans la bataille d'Alep, une bataille qu'il ne peut se permettre de perdre.

La stratégie des centaines de rebelles dispersés dans la ville est de rester constamment en mouvement. Des dizaines de milliers d'habitants ont fui vers le Nord, dans des régions rurales abandonnées par l'armée. De nombreux habitants se sont réfugiés dans des abris, dont des écoles. Ils attendent, terrifiés, l'assaut final.

Françoise Wallemacq

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