Syrie: la diplomatie patauge, les rebelles menacent, les armes tuent

Une voiture de l'ONU en Syrie
Une voiture de l'ONU en Syrie - © AFP

Les bombardements se poursuivent en Syrie et c'est notamment encore la localité de Houla qui est prise pour cible. Au moins 62 personnes ont été tuées mercredi dans le pays. L'émissaire international Kofi Annan réclame des gestes concrets de la part du régime syrien pour mettre un terme aux violences. De leur côté, les rebelles ont fixé un ultimatum au président Bachar El-Assad.

Les rebelles syriens ont donné, mercredi, 48 heures au président Bachar El-Assad, pour mettre en œuvre le plan de paix de Kofi Annan, faute de quoi ils reprendront les armes.

Cet ultimatum coïncide avec la découverte par les observateurs de l'Onu des corps de 13 hommes, les mains liées derrière le dos, dans l'Est de la Syrie. Cette macabre découverte survient cinq jours après le massacre de Houla qui a fait une centaine de morts dont une cinquantaine d'enfants parmi les civils.

Les quelque 300 observateurs de l'ONU déployés en Syrie n'arrivent pas à faire respecter un cessez-le-feu préconisé par le plan Annan. Ce plan, qui est entré théoriquement en vigueur le 12 avril, est systématiquement violé.

Malgré les violences quotidiennes, la communauté internationale ne parvient pas à se mettre d'accord. Les divisions ont ressurgi au Conseil de sécurité de l'ONU.

Alors que les Occidentaux durcissent le ton, la Russie et la Chine, qui se sont déjà opposées à deux résolutions, restent fermement opposés à toute intervention militaire internationale contre le régime syrien.

En 14 mois de violences, plus de 13 000 Syriens ont trouvé la mort, en majorité des civils.

Nicolas Willems

 

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