Syrie: la diplomatie n'en finit pas de condamner, les violences continuent

Houla enterre ses morts
Houla enterre ses morts - © AFP

Alors que les violences se poursuivent en Syrie, Kofi Annan est arrivé lundi à Damas pour tenter de sauver la paix. Le médiateur international s'est dit "horrifié" par le massacre de Houla, où 108 personnes, dont une cinquantaine d'enfants, ont perdu la vie vendredi.

Ce massacre met un peu plus en péril le plan de paix international. Malgré les violences, le blocage diplomatique persiste entre les Occidentaux face à la Russie et à la Chine.

Kofi Annan doit s'entretenir ce mardi avec le président syrien, Bachar al-Assad. Il doit aussi rencontrer le général Robert Mood, chef des observateurs en Syrie, ainsi que des représentants de l'opposition et de la société civile. Arrivé lundi à Damas, l'émissaire international s'est dit "horrifié" par la tuerie de Houla. Il a exhorté le gouvernement syrien à agir rapidement pour résoudre la crise pacifiquement.

Le président français François Hollande et le Premier ministre britannique David Cameron veulent accroître la pression sur le régime syrien. Les deux dirigeants ont confirmé la prochaine tenue, à Paris, de la troisième conférence des "Amis du peuple syrien".

Pour sa part, la Chine a demandé une enquête immédiate sur les événements de Houla. Mais Pékin n'a pas voulu rendre le gouvernement syrien responsable. La Russie estime, de son côté, que les deux parties, armée régulière syrienne et opposition, ont pris part à ce massacre. Moscou a aussi demandé une enquête.

Le cessez-le-feu, instauré le 12 avril dans le cadre du plan de paix, est plus que jamais ignoré. La pression s'accentue sur le régime syrien après la tuerie de Houla, ce qui a poussé le Conseil de sécurité à condamner Damas. L'opposition syrienne a néanmoins jugé ce geste insuffisant pour mettre un terme aux violences.

Nicolas Willems

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