Syrie: l'OIAC annonce que ses experts ont prélevé des échantillons à Douma

Un homme s'équipe au siège de l'OIAC à La Haye (Pays-Bas).
Un homme s'équipe au siège de l'OIAC à La Haye (Pays-Bas). - © JOHN THYS - AFP

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé ce samedi que ses experts ont prélevé des échantillons dans la ville syrienne de Douma, théâtre le 7 avril d'une attaque chimique présumée qui aurait fait plusieurs dizaines de morts.

"La mission d'enquête de l'OIAC s'est rendue sur l'un des sites à Douma aujourd'hui (samedi) pour prélever des échantillons", a déclaré dans un communiqué l'OIAC, ajoutant qu'une "autre visite pourrait être effectuée à Douma".

L'équipe de l'OIAC était arrivée en Syrie le 14 avril. Le retard dans le début des inspections à Douma a été expliqué notamment par des raisons de sécurité.

"La sécurité du personnel de l'OIAC a été garantie non seulement par la partie syrienne, mais aussi par le commandement du contingent russe en Syrie", a souligné plus tôt un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

"Nous allons évaluer la situation et décider des démarches futures, dont la possibilité d'une autre visite à Douma", a indiqué l'OIAC, dont le siège est à La Haye.

"Les échantillons prélevés seront envoyés au laboratoire de l'OIAC à Rijswijk (dans la banlieue de La Haye), avant d'être répartis sur plusieurs laboratoires dans le monde certifiés par l'organisation", a poursuivi l'organisation, dont le rôle est de débarrasser le monde des armes chimiques.

"L'enquête la plus impartiale possible"

"Nous nous attendons à ce que les inspecteurs de l'OIAC mènent l'enquête la plus impartiale possible de toutes les circonstances de ce qui s'est passé à Douma et qu'ils en fassent un rapport objectif", a commenté la diplomatie russe.

"D'autant plus qu'il s'agit de la première visite des lieux d'un incident chimique présumé dans l'histoire de l'existence du prétendu 'dossier chimique syrien'", souligne le communiqué, en dénonçant que "jusqu'ici l'OIAC et l'ONU se contentaient d'enquêtes à distance en se basant sur les informations fournies par les opposants aux autorités officielles" syriennes.

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L'attaque chimique présumée dans la ville syrienne de Douma le 7 avril a fait au moins 40 morts, selon des secouristes.

Cette attaque aux "gaz toxiques" imputée aux forces gouvernementales syriennes par les Occidentaux a déclenché des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien et un regain de tensions diplomatiques.

La Russie a été accusée à plusieurs reprises par les Occidentaux d'entraver l'accès des inspecteurs de l'OIAC à Douma, des accusations qu'elle a rejetées avec véhémence en les qualifiant de "sans fondement".

Les précisions de Daniel Fontaine

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