Syrie: l'alliance anti-EI contrôle plus des deux-tiers de Raqa

Des combattants des forces démocratiques syriennes (FDS) à Raqa, le 4 septembre 2017
Des combattants des forces démocratiques syriennes (FDS) à Raqa, le 4 septembre 2017 - © Delil souleiman

L'alliance de combattants kurdes et arabes syriens soutenue par Washington contrôle désormais plus des deux-tiers de Raqa, principal fief du groupe Etat islamique (EI) dans le pays en guerre, a rapporté jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les Forces démocratiques syriennes (FDS) "contrôlent 70% de Raqa, après avoir repris le quartier d'al-Thakana, dans le centre-ville", a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

"Cette avancée a été rendue possible après des combats violents et des frappes intensives de la coalition internationale" emmenée par Washington", a-t-il précisé.

"On peut dire que la bataille de Raqa entre dans sa phase finale, a assuré Rami Abdel Rahmane. La fin des combats sera dictée par la coalition internationale, l'aviation étant le facteur principal et déterminant" des avancées sur le terrain.

Les FDS sont entrées début juin dans Raqa et l'étau se resserre de plus en plus autour des djihadistes dans cette cité du nord de la Syrie.

Les violences ont poussé des civils, pris au piège des bombardements, à fuir vers les quartiers toujours aux mains de l'EI dans le nord de la ville, a rapporté Rami Abdel Rahmane.

De nombreux civils pris au piège

Des dizaines de milliers de personnes ont déjà fui les combats depuis le début de l'offensive des FDS. Selon l'ONU, quelque 25 000 civils sont toujours pris au piège dans Raqa, mais d'après l'OSDH, ils seraient moins de 10 000.

Par ailleurs, il resterait à Raqa "quelque centaines de djihadistes", selon Rami Abdel Rahmane, qui rapporte par ailleurs "des pertes humaines quotidiennes dans les rangs des FDS, en raison des combats, des tireurs embusqués de l'EI et des mines enfouies par les djihadistes".

L'alliance arabo-kurde mène une offensive distincte dans la province voisine de Deir Ezzor, pour chasser les djihadistes des territoires qu'ils contrôlent dans cette région frontalière de l'Irak.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des années avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 330 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

Recevoir