Syrie: des centaines de familles de l'EI s'échappent d'un camp proche des combats

Des familles de membres du groupe terroriste Etat islamique (EI) ont fui un camp de déplacés dans le nord de la Syrie, situé à proximité des combats entre forces kurdes et turques, selon les autorités kurdes. "Plus d'une centaine de personnes, des femmes et des enfants", ont pris la fuite du camp de Aïn Issa, indique à l'AFP un responsable de ce camp de déplacés sous le couvert de l'anonymat. 

Selon les informations recueillies par la RTBF, une dizaine de ressortissants belges, essentiellement des femmes et des enfants, se trouvaient dans ce camp et y seraient restés.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé qu'"environ une centaine" de femmes et d'enfants des familles de l'EI ont pris la fuite, précisant qu'il s'agissait d'étrangères mais sans être en mesure de donner leur nationalité. "L'assaut militaire brutal mené par la Turquie et ses mercenaires se déroule désormais à proximité du camp de Aïn Issa, où se trouvent des milliers (de membres) des familles de l'EI", a annoncé dans un communiqué l'administration autonome kurde. "Certaines ont pu prendre la fuite après les bombardements qui ont visé" le camp.

Selon un tweet des Forces démocratiques syriennes, ce serait près de l'entièreté des prisonniers suspectés d'appartenir à l'Etat islamique qui auraient pris la fuite, soit 785 personnes sur un camp qui en accueille plus de 12.000. Les Forces démocratiques syriennes gère ce camp de déplacés avec 235 personnes.

S'adressant à l'ONU mais aussi à la coalition internationale emmenée par Washington mise en place pour lutter contre les djihadistes, les autorités kurdes ont réclamé "une intervention rapide pour empêcher une catastrophe dont les conséquences ne se limiteront pas à la Syrie".

Confrontées depuis mercredi à une offensive lancée par Ankara et ses supplétifs syriens contre leurs régions dans le nord de la Syrie en guerre, les autorités kurdes ont maintes fois mis en garde contre une résurgence de l'EI.

Quelque 12.000 combattants de l'EI, des Syriens, des Irakiens mais aussi 2.500 à 3.000 étrangers originaires de 54 pays, sont détenus dans les prisons des Kurdes, selon leurs statistiques officielles.

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