Sud Soudan: un accord prévoit une trève dans les 24 heures

L'accord de cessez-le-feu de janvier n'ayant pas été respecté, on est en droit de se demander si cette fois sera la bonne.

Rien n’est moins sûr. Le conflit a éclaté l'été dernier dans le tout jeune état indépendant, lorsque le président Salva Kiir a limogé son vice-président Riek Machar. Les 2 hommes s'opposaient au sein du même parti. En décembre, le président Kirr a accusé Riek Machar de tentative de coup d'état, ce que celui-ci nie.

Un conflit aggravé par le facteur ethnique

L'armée s'est divisée et, depuis, les affrontements se sont enchainés, aggravés par le facteur ethnique: Salva Kiir appartient à l'ethnie Dinka, Riek Machar à celle des Nuer.

Cette semaine, Amnesty International et la mission de l'ONU pour le Soudan du sud, la Minuss dénonçaient des atteintes aux droits de l'homme, et au droit humanitaire: massacres dans des hôpitaux ou des lieux de culte, viols de femmes et d'enfants. Une situation que l’ONU qualifie de pré-génocide selon l'ONU.

Ces violences et ces atrocités ont fait plusieurs milliers voire des dizaines de milliers de victimes. Ils ont en tous cas fait fuir environ un million de civils et de paysans, tandis que la famine menace.

Une génération de guerre

La semaine dernière le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'était arrêté à Juba lors de sa tournée africaine. Il poussait à un accord de paix. Mais lorsque l’on sait que l'actuelle génération des hommes politiques du Soudan du sud n'a connu que la guerre civile depuis trente ans, le chemin de la paix s’avèrera difficile à baliser dans ce jeune pays riche en pétrole, mais dont la population est dans le besoin.

Françoise Nice

 

 

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