Steve Bannon débarque en Europe pour doper les mouvements populistes avec l'aide de Mickael Modrikamen

Steve Bannon, le 22 mai 2018 à Prague en République tchèque
Steve Bannon, le 22 mai 2018 à Prague en République tchèque - © Michal Cizek

Depuis que la Maison Blanche l'a remercié, pour avoir comparé le niveau intellectuel de Donald Trump à celui d'un enfant de onze ans, Steve Bannon, le sulfureux ex-conseiller du président américain, multiplie les voyages en Europe. Il a une grande idée derrière la tête : développer le populisme sur le vieux continent. Récemment il s'est invité au congrès du front national de Marine le Pen. " Vous défendez votre liberté, ils vous traitent de xénophobe. 
Vous défendez votre pays, ils vous traitent de raciste. Mais ce genre de saloperies, c'est fini
." y a-t-il déclaré.

Pour développer ses idées, Steve Bannon rejoint une fondation baptisée "Le Mouvement". Objectif: fournir des sondages, du conseil et de la réflexion. Le siège se trouvera à Bruxelles. Et les statuts de cette fondation ont déjà été déposés au Moniteur belge par un certain... Mickael Modrikamen, président du parti populaire. Les deux hommes semblent en totale convergence de vue: "Il est exclus d'accueillir les racistes ou les anti-sémistes. Mais nous pensons qu'il y a de la place pour un mouvement populiste, de rupture. Nous sommes pur l'état de droit, mais nous voulons lutter contre l'intégrisme musulman, nous voulons contrôler l'immigration et nous sommes pour des états souverains".

L'ancien conseiller de Donald Trump est clairement galvanisé par la présidence de Viktor Orban en Hongrie, par l'arrivée de l'extrême-droite en Italie. En s'installant à Bruxelles, à moins d'un an des élections européennes, il espère peser sur les débats. "L'Italie est le coeur battant de la politique moderne", dit-il. "Si ça marche là-bas, ça peut réussir n'importe où."

Et le très controversé théoricien populiste de Donald Trump, surnommé le "président Bannon", quand il conseillait le locataire de la Maison Blanche, de faire une prédiction: "Vous allez avoir des Etats-nations individuels avec leurs propres identités, leurs propres frontières".

Steve Bannon compte bien passer 50% de son temps chez nous dès le mois de novembre, juste après les élections américaines de mi-mandat 

 

 

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